Le procès d'assises de tous les records

Ed. F.

Tout a été transformé et sécurisé pour ces dix accusés hors du commun

LIÈGE La cour d'assises de Liège a évidemment déjà connu de grands procès. Celui du Softenon, en 1962, par exemple, fut un des plus émouvants. Celui des assassins d'André Cools, autre exemple, reste un des plus longs. À ce jour...

L'affaire qui débute ce mercredi battra en effet tous les records. Dès à présent, on table déjà sur quelque trois mois d'audiences. Trois mois qui pourraient en devenir quatre ou cinq au gré des recours et autres procédures que ne devraient pas manquer d'introduire les nombreux avocats retenus pour y jouer un rôle.

Autre record battu, celui de la sécurité. Même s'ils clament presque tous leur innocence, les accusés sont loin d'être des enfants de choeur. En témoignent leurs casiers judiciaires qui couvrent pratiquement toute la palette criminelle du code pénal, exception sans doute faite du détournement d'avion.

Ce n'est donc pas uniquement pour des questions de confort que la salle de la cour d'assises de Liège a été réaménagée de fond en comble. Les travaux ont duré une paire de semaines et leur résultat permet de redistribuer non les rôles, mais les places des différents protagonistes de l'affaire.

Ainsi, les accusés et leurs avocats seront placés en fond de salle, là où siège habituellement la cour. Avec accès direct sur les cellules d'attente, elles aussi réaménagées pour les accueillir.

La cour elle-même sera placée dos aux fenêtres tandis que, pour le jury effectif et ses nombreux suppléants, on a transformé l'espace habituellement occupé par les... accusés.

Telle qu'elle se présente désormais, la salle de la cour d'assises ne laisse que peu de places au public et à la presse. L'un comme l'autre devront d'ailleurs montrer patte blanche avant de pénétrer dans ces lieux sans doute aussi sécurisés que les coffres de la Banque Nationale...



© La Dernière Heure 2008

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