Des bandes bien organisées
- Publié le 01-09-2008 à 07h00
Spécialisées en attaques violentes et en assassinats
LIÈGE Ces bandes qui ont opéré, en Belgique et au Luxembourg, pendant une petite dizaine d'années, étaient bien organisées, bien structurées et bien renseignées. Rien, ou presque, n'était laissé au hasard pour ces attaques de fourgons blindés. Et si certaines d'entre elles ont fait chou blanc - celle du fourgon de Waremme, par exemple, ou celle de Dison -, ce n'est certes pas que les moyens ou la détermination soient venus à manquer.
Même chose pour les assassinats. Ceux-ci ont presque tous été commis dans la nuit ou au petit matin, à proximité du domicile des victimes ou de leur lieu de travail. Là où, même méfiants, ceux qui ont été abattus ne devaient pas trop s'attendre à trouver des tueurs.
Bien organisées, ces bandes l'étaient encore au niveau de la discrétion. La loi du silence, célèbre dans les milieux mafieux, y a longtemps été respectée. Jusqu'au jour où un premier témoin a parlé, permettant aux policiers liégeois de tenir un premier élément dans une enquête aussi opaque qu'une nuit sans lune.
C'est ce premier témoignage, et ceux qui ont suivi, qui a permis de gripper une machine criminelle jusque-là bien huilée. Désormais... désorganisées , ces bandes ont commencé à éclater en sous-groupes où régnaient l'inquiétude, la jalousie et la suspicion. Trois éléments à la base, justement, des assassinats qui allaient se succéder à un rythme d'enfer entre le 16 mai 2002 (Onofior Cacciatore) et le 15 septembre 2004 (Leopold Marechal).
© La Dernière Heure 2008
