Logements sociaux : 30.000€ détournés
- Publié le 25-09-2009 à 06h55
- Mis à jour le 25-09-2009 à 19h01

Le directeur-gérant est en aveux d'avoir grugé la société de logements Versant Est
MONTIGNIES-SUR-SAMBRE Un nouveau scandale a éclaté ce jeudi au sein d'une société de logements sociaux de la région de Charleroi. Cette fois, c'est la SCRL Versant Est, qui gère plus de 1.600 habitations sur Montignies-sur-Sambre et Gilly, qui se trouve dans l'œil du cyclone. Avec en point de mire son directeur-gérant, Éric Van Roozendael, en aveux d'avoir détourné pour près de 30.000 euros entre 2002 et 2005.
Sa technique était simple mais diablement efficace : l'intéressé escamotait des factures d'achat de mobilier et de maroquinerie de luxe et les remplaçait par d'autres, plus élevées. À noter que ces sacs Delvaux et Longchamp (entre autres) étaient offerts comme cadeaux aux différents administrateurs, pour les fêtes de fin d'année. Il empochait ainsi la différence, ni vu ni connu.
Des détournements que l'actuel échevin Éric Massin, à l'époque commissaire pour le gouvernement wallon et chargé de surveiller Versant Est, n'avait pu mettre au jour, à l'instar du président Serge Omer, également ancien édile socialiste à Charleroi.
Mais au mois de juin dernier, les enquêteurs de la police fédérale ont mené des perquisitions chez Versant Est, dans le cadre du dossier Michel Vandezande. Les forces de l'ordre cherchaient à vérifier si l'entrepreneur de Gilly avait surfacturé certains chantiers de la société de logements afin de couvrir des travaux réalisés gratuitement ou à bas prix chez certains politiques. À l'époque, le nom de Philippe Van Cauwenberghe, vice-président de Versant Est, avait été cité.
Lors de ces perquisitions, de nombreux documents ont été saisis, dont la comptabilité. Interrogé à plusieurs reprises, Éric Van Roozendael a fini par craquer et a avoué les faits aux enquêteurs. Il a également fait part de ses aveux, par courrier, au nouveau président, Olivier Devaux. Cette semaine, le conseil d'administration de la société de logements s'est réuni trois fois en urgence. Hier soir, il s'agissait de décider de l'éviction du directeur-gérant indélicat. Pour l'heure, aucune instruction n'est ouverte.
© La Dernière Heure 2009
