Abusée par le facteur à 75 ans
- Publié le 03-02-2011 à 06h45
- Mis à jour le 03-02-2011 à 07h31

Abdelila a nié l'acte sexuel jusqu'à ce qu'on retrouve son ADN dans un mouchoir
LIÈGE Le 20 septembre 2005, le facteur a sonné à la porte de Josette – prénom d'emprunt –, 75 ans. La dame n'était pas étonnée puisqu'elle attendait la livraison de sa pension. Mais, très vite, cette visite a pris un tour tout à fait inattendu. En effet, le facteur de remplacement, Abdelila, 35 ans à l'époque, l'a embrassée à pleine bouche !
Josette a expliqué qu'elle était cardiaque et qu'elle n'avait pas osé réagir pour ne pas faire un malaise. Abdelila a demandé à Josette d'aller dans sa chambre, ce qu'elle aurait refusé. Le facteur l'a tout de même attirée vers cette pièce. Abdelila a commencé une pénétration de la dame, mais s'est arrêté.
D'après la dame, ce serait sa réticence qui a arrêté l'intéressé. Il aurait également tenté de la forcer à une fellation. Mais la dame a fermement serré sa bouche pour l'en empêcher. Abdelila s'est ensuite masturbé dans un mouchoir qu'il a laissé sur place.
Au départ, Abdelila a nié tout acte sexuel. Mais devant les traces d'ADN laissées sur place, il a fini par dire que la dame était consentante.
Devant la cour d'appel de Liège, Abdelila a expliqué qu'il n'avait pas eu de relation sexuelle avec la dame non parce qu'elle avait refusé, mais parce qu'il n'avait pas de préservatif. Le parquet général a requis 30 mois de prison.
À la défense, Me Philippe Moureau a plaidé l'acquittement en estimant qu'il existait un doute quant à savoir si la victime avait éprouvé le désir d'avoir une relation. L'avocat a également plaidé le sursis.
© La Dernière Heure 2011
