Tout juste régularisé, il repasse par la case prison !
- Publié le 22-08-2012 à 06h21

Condamné pour vol avec violence, il récidive et fait entre-temps l'objet d'une... régularisation humanitaire !
BRUXELLES Déjà condamné en 2009 à un an de prison ferme pour vol(s) avec violences, Nas Eddine Haddou, 36 ans, n'a pas compris la leçon et notre Schaerbeekois d'adoption a continué à s'adonner à son passe-temps dans l'enceinte des stations de métro bruxelloises.
Sur les images ci-dessous, on voit l'énergumène s'en prendre le 27 juillet passé à une dame âgée de 86 ans et la plaquer contre le mur – en la saisissant à la gorge – pour mener à bien son larcin. Ignoble !
Recherché – de même qu'un complice – pour pas moins de sept récents arrachages de chaînes dont le dernier en date remonte au 7 août, Nas Eddine Haddou s'est in fine présenté "spontanément lundi aux services de police, a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction ce mardi et transféré en prison", indique Jean-Marc Meilleur, porte-parole du parquet de Bruxelles.
Mais, entre-temps, l'individu "a fait l'objet d'une régularisation humanitaire le 11 juin dernier", confirme Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers !
Son complice – toujours sans papiers, lui – avait auparavant pu être placé sous mandat d'arrêt le 12 août. Les deux hommes étaient en effet activement recherchés par les services de police : d'où l'étonnante spontanéité de Nas Eddine Haddou !
Comment a-t-il pu obtenir une régularisation humanitaire ? En faisant une déclaration de cohabitation légale avec une femme déjà régularisée et avec laquelle il a eu un enfant en 2011. "Une cohabitation légale effective et vérifiée", précise Dominique Ernould.
Pour rester légalement sur le sol belge et obtenir un titre de séjour définitif, Nas Eddine Haddou devrait encore remplir quelques obligations dans les trois années à venir. "Son titre de séjour pourra être renouvelé chaque année à condition qu'il cohabite toujours avec sa compagne ou qu'il puisse démontrer un lien affectif et financier avec son enfant si ce n'est plus le cas, explique Dominique Ernould. Il faut aussi qu'il ne soit pas à la charge des pouvoirs publics et qu'il puisse produire la preuve d'un travail effectif les trois premières années qui suivent sa régularisation."
Et d'ajouter après avoir appris que le régularisé est aujourd'hui arrêté : "Il faut aussi qu'il n'ait pas contrevenu à l'ordre public" ! Enfin… au vu de son actuel parcours, pas sûr qu'il doive respecter à la lettre toutes ces conditions !
Ajoutons que même si l'arracheur de chaînes repassera probablement devant un tribunal correctionnel prochainement, il n'est pas sûr non plus que la récidive soit retenue puisque ce dernier avait été condamné le 12 novembre 2009 à un an de prison ferme sous… un pseudonyme !
© La Dernière Heure 2012
