People Elle a été couronnée mardi à Bangkok, supplantant les autres finalistes, toutes d’Amérique latine et des Caraïbes


BANGKOK La jeune femme, née en Russie et qui avait émigré à l’âge de 12 ans à Toronto, a hérité de la couronne de l’Australienne Jennifer Hawkins à l’issue d’une cérémonie organisé à Bangkok et retransmise dans plus de 170 pays.

«Je trouve que tout va trop vite et que c’est irréel», a déclaré aux journalistes la nouvelle Miss Univers, rayonnante et le souffle court, en agitant le drapeau de son pays d’adoption. «J’ai hâte de vivre l’année qui commence».

La Canadienne, une adepte des sports de plein air, est mannequin et va également dans les écoles parler aux élèves. Elle a remercié l’assistance en faisant le traditionnel salut thaï, le wai, les mains jointes devant le visage, et a souhaité que sa vie puisse inspirer les autres immigrés dans le monde.

«Quand nous sommes arrivés il y a 11 ans, nous n’avions rien et maintenant, nous avons tant!» a-t-elle dit devant ses parents, visiblement émus, «les Canadiens m’ont acceptée comme l’une des leurs».

Natalie lebova a été choisie par un jury parmi 81 Miss du monde entier qui conconcurraient depuis trois semaines en Thaïlande, pays qui a saisi l’occasion de cet événement suivi par un milliard de téléspectateurs pour promouvoir son industrie du tourisme après le tsunami.

Elle a dominé les quatre autres finalistes qui étaient toutes d’Amérique latine ou des Caraïbes: Miss Porto Rico, Cynthia Olavarria, est arrivée en deuxième position, devant Miss république dominicaine, Renata Sone, Miss Mexico, Laura Elizondo et Miss Venezuela, Monica Spear.



Les 12 jurés ont aussi accordé trois mentions spéciales: meilleur costume national à Miss Thaïlande, Chananporn Rosjan, photogénie à Miss Philippines, Gionna Cabrera et gentillesse à Miss îles vierges, Tricia Homer.

Le concours, parrainé par la chaîne américaine NBC qui le diffusait en direct aux Etats-Unis en heure de grande écoute lundi soir en raison du décalage horaire et le milliardaire américain de l’immobilier Donald Trump, s’est tenu en Thaïlande cinq mois après le tsunami du 26 décembre qui a dévasté une partie des côtes touristiques du pays et fait quelque 8.200 morts ou disparus.

Une minute de silence a été observée pendant la cérémonie de gala. Pendant une pause publicitaire, les éclairages de l’immense salle Impact Arena se sont tamisés et les 5.000 spectateurs ont allumé de petites lumières pour représenter une mer remplie de bougies.

Le royaume a placé beaucoup d’espoir dans cette 54e édition du concours Miss Univers, auquel a assisté le Premier ministre Thaksin Shinawatra, pour prouver au monde entier qu’il était prêt à accueillir de nouveau les touristes qui ne reviennent pas aussi nombreux qu’escompté.

Le gouvernement a dépensé 6,5 millions de dollars pour accueillir ce concours, décrit par l’un des organisateurs comme «un outil de promotion de deux heures pour la Thaïlande».

De courts films ont été projetés montrant les Miss sur les plages superbes de Phuket (sud), visitant les temples bouddhiques d’Ayutthayah (centre), les marchés colorés de Bangkok et recevant un accueil chaleureux au «pays du sourire».

Les organisateurs avaient promis cette année d’injecter davantage de glamour dans le concours qui souffre d’une certaine désaffection aux Etats-Unis et en Europe notamment.

Pas forcément glamour mais au moins couleur locale, l’un des présentateurs du gala, Billy Bush -- cousin du président américain George W. Bush-- a été amené sur scène à dos d’éléphant, et sa partenaire Nancy O’Dell, visage familier des téléspectateurs américains, dans un tuk tuk, taxi à trois roues thaïlandais.

Depuis que le concours Miss Univers existe, les Etats-Unis ont remporté le plus grand nombre de titres (sept), devant Porto Rico et le Venezuela (quatre chacun) et la Suède (trois).