Vers la disparition du bêtatron Henricot (6/27)
- Publié le 15-01-2009 à 11h25
Le site Henricot 2 doit démontrer ses potentialités
COURT-SAINT-ÉTIENNE La démolition du bêtatron, vestiges des usines, sur le site Henricot 2, sera le plus important chantier stéphanois en 2009. "Bien que pour les puristes, le véritable bêtatron se trouve le long du chemin de fer, derrière le hall industriel existant" , précise d'emblée le maïeur, Michael Goblet d'Alviella.
Le ministre wallon André Antoine vient de signer l'arrêté de subvention pour la démolition et le marché a été attribué à l'entreprise ottintoise Melin. "Les pelleteuses entreront en action dans une quinzaine de jours" , confirme l'échevin des Travaux, Stéphane Ravet.
C'est donc une page de plus de l'histoire de la commune qui se tourne depuis la fermeture des usines. La démolition du bâtiment - qui enjambe la Dyle - s'accompagnera de la découverte sur plusieurs centaines de mètres de la Dyle et de la dépollution du site.
"La démolition permettra d'enlever une couche de pollution, les hydrocarbures et deux poches de métaux lourds" , note Michael Goblet.
Cet important chantier , qui devrait être terminé avant fin 2009, est subventionné par la Région wallonne, à hauteur de 878.885 €, via la direction générale de l'aménagement du territoire pour la partie démolition.
La division de l'Eau subventionne la découverte de la Dyle et l'amélioration des berges. Tandis que la commune participe à la réfection du pont surplombant la Dyle, au bout de l'avenue des Métallurgistes. C'est aussi la commune qui est chargée de la direction et de la coordination du chantier.
La suite du projet concerne le réaménagement du site. Le projet alliera logements (plus près de la gare), commerces, services et une zone d'artisanat (du côté du Lidl) mais la répartition n'est encore définie.
"Nous avons lancé une étude de faisabilité économique du site" , note le bourgmestre. "Notre objectif n'est pas de faire confiance à n'importe quel promoteur. Nous voulons qu'un expert se prononce sur les potentialités du site."
La difficulté concerne aussi l'emplacement du parc à mitrailles. "Une contrainte manifeste qui imposera des emplacements de stationnement, mais aussi une destination" , sourit le bourgmestre. "Pas question d'en faire un Forest national, mais plutôt un lieu culturel ou d'événement !"
© La Dernière Heure 2009
