La "propagande ataturkienne" d'Emir Kir
- Publié le 10-05-2013 à 07h34

Le 1er mai, le Premier Tennoodois assista à une Fête de la souveraineté turque . Levée de boucliers de l'opposition face à la "confusion"
INCOMPRÉHENSION SAINT-JOSSE "Il y a quand même une ligne à ne pas franchir ! Je ne comprends pas le signal donné par Emir Kir."
Lorsqu'on lui apprend que dans l'après-midi du 1er mai, le maïeur tennoodois participa, en l'école communale Delclef, à une Fête de la souveraineté turque , Frédéric Roekens (Groen) tombe des nues. Avant de compulser le Net, puis de renchérir : "Il y a eu une fête similaire à Anvers. Mais elle semblait bien plus folklorique et sans ambassadeur…"
En la grande salle de la rue Potagère, la connotation politique ne pouvait échapper à quiconque. Hautes autorités et militaires (d'aucuns citèrent même des généraux) d'Ankara furent salués par une délégation belgo-turque (ou turco-belge) dûment étiquetée PS –du cru et de Schaerbeek, semble-t-il. Le tout, en présence des jeunes générations, costumées pour l'occasion : "Une école, c'est un endroit neutre. Or, cette cérémonie était à 100% politique."
L'hommage rendu à la fondation de la république turque (honorée le 23 avril, du côté du Bosphore) ne fut cependant pas sujet à énorme diffusion. Nul mandataire de Saint-Josse -hormis la frange précitée, bien sûr- n'y fut convié. Pas même ceux que les origines liaient au régime de Kémal Ataturk : "Je n'ai pas reçu d'invitation non plus", certifiait ainsi la libérale et ex-FDF Derya Bulduk, outrée. "Seuls des socialistes en étaient. C'était purement électoraliste."
Cette ambivalence d'un "Kir invitant la Turquie dans sa commune" choque également les Ahmed Mousshin (Ecolo) ou Geoffroy Clerckx (MR), eux aussi cantonnés à une cure d'opposition. "Cela crée une confusion sur son statut" , décrète le premier qui, comme mandataire, avoue tout à la fois être "mal à l'aise" en regard de la situation et qu'il aurait apprécié une invitation.
"Une propagande ataturkienne dans une école ? Ca pose question. Très déplaisant !" , achève, tranchant comme un sabre, le second en espérant le collège, à tout le moins avisé de la démarche. "Quel message donne-t-il aux enfants ? C'est ce que je craignais : il joue trop la carte communautaire…"
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