Bruxelles Les personnes victimes de violences conjugales ou intrafamiliales bénéficient en priorité de places dans les logements sociaux.

Le travail visant à rendre autonomes les femmes victimes de violences conjugales qui sont hébergées dans les maisons d’accueil est une des priorités de la Région bruxelloise. Ainsi, depuis le début de la législature, Céline Fremault (cdH), ministre en charge de l’Action sociale à la Cocof, a toujours mis un point d’honneur à renforcer l’hébergement d’urgence pour les femmes battues. Différentes actions concrètes ont ainsi été prises ces dernières années.

Parmi les mesures prises, et suite à la demande malheureusement croissante, la ministre a fait adopter en décembre dernier une loi prévoyant qu’un quota annuel de 3 % des nouvelles attributions de logements sociaux, calculé sur le nombre total des attributions de l’année précédente, soit réservé prioritairement aux victimes de violences conjugales ou intrafamiliales afin que ces personnes ne se retrouvent plus sur une longue liste d’attente. Cela peut concerner une femme victime d’un mariage forcé par ses parents (sans qu’elle ait forcément été violentée par l’époux concerné), ou bien un jeune homosexuel qui serait victime de violences commises par un membre de sa famille n’acceptant pas son orientation sexuelle.

Ainsi, pour 2017, ce sont près de 50 conventions qui ont été conclues entre des maisons d’accueil agréées hébergeant des victimes de violences conjugales ou intrafamiliales et des Sociétés immobilières de service public (SISP). "On peut estimer qu’un peu moins d’une centaine de logements sociaux sont disponibles pour les victimes cette année, à partir du moment où elles sont évidemment prêtes à quitter la maison d’accueil qui les a hébergées", a commenté Céline Fremault.