Bruxelles Ecolo dénonce "des travaux cochonnés", et pointe du doigt des problèmes de sécurité dans cette artère fraîchement rénovée.

Le 7 juillet dernier, la chaussée d’Ixelles était inaugurée en grande pompe après des travaux de réaménagement et sa mise en semi-piétonnier. Mais Audrey Lhoest, cheffe de groupe Ecolo au conseil communal, dans l’opposition, s’inquiète des problèmes de sécurité observés sur cette artère commerciale.

"Il a fallu attendre presque deux mois après l’inauguration de la chaussée pour le placement des panneaux limitant la vitesse à 20km/h, ce qui est inacceptable en termes de sécurité, explique l’élue Ecolo. Entre-temps, les mauvaises habitudes ont été prises : les automobilistes, n’étant pas au courant jusqu’ici de la vitesse autorisée, roulent beaucoup trop vite, ce qui entraîne des dangers et de fortes tensions entre les quatre roues d’une part et, d’autre part, les piétons, mais aussi les enfants, souvent à vélo ou en trottinettes, à qui l’on a autorisé l’occupation de l’ensemble de l’espace semi-piétonnier, en leur disant qu’ils y sont prioritaires."

Toujours au rang sécurité, les caméras de lecture de plaques d’immatriculation, qui doivent relever les véhicules autorisés ou non, ne sont, selon elle, pas opérationnelles. "Tous les automobilistes peuvent potentiellement fréquenter la chaussée sans risquer d’être sanctionnés. Pour compléter le tableau : étant donné le manque de présence policière, les voitures empruntent des sens non conformes au nouveau plan de circulation", poursuit Audrey Lhoest.

Les caméras ne sont pas opérationnelles.
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"Outre les problèmes de sécurité, qui appellent un renforcement de la présence policière pour faire respecter les règles, et la saleté de la chaussée, dont les pavés n’ont pas encore été nettoyés une seule fois depuis l’inauguration, ce qui déforce les commerces, qui sortent pourtant d’une période très difficile", ajoute-t-elle. "Je continue aussi à dénoncer l’abattage inacceptable des arbres ! Un abattage d’autant plus incompréhensible qu’ils seront remplacés par des arbustes en pot qui n’atteindront jamais la grandeur ni les qualités environnementales de ceux qui ont été tronçonnés."

Des pavés manquants
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La cheffe de groupe appelle aussi à ce que les travaux, "qui ont été mal surveillés, et cochonnés", soient finalisés dans les plus brefs délais. Elle demande ainsi à ce que la Région place des cendriers de rue, ainsi que les pavés manquants, qu’elle installe du mobilier urbain, qu’elle prévoit des aires de repos et des jeux pour les enfants, et qu’elle décharge la place Fernand Cocq (dont les travaux ne sont pas prévus avant octobre) de tout l’entreposage de matériaux qui en font un garage à ciel ouvert. Elle demande enfin à ce que les arrêts de bus finalisés soient également installés.