Ixelles: Le burlesque en haut de l'affiche
Lancés il y a trois ans, les spectacles Forbidden New Burlesque au théâtre Mercelis affichent toujours complet.
- Publié le 06-06-2017 à 11h05
- Mis à jour le 06-06-2017 à 11h08

Lancés il y a trois ans, les spectacles Forbidden New Burlesque au théâtre Mercelis affichent toujours complet. "On a commencé les shows burlesques il y a trois ans au Rock Classic Bar avec peu de moyens. Je disais même aux artistes que je ne savais pas si j'allais pouvoir les payer. Et finalement, à chaque fois c'était sold out. Le spectacle a grandi et on a déménagé dans la salle de concerts VK. Là aussi, c'était rempli. C'est pourquoi on s'est dirigés vers le théâtre Mercelis qui dispose de 170 places."
Gloria, directrice artistique des spectacles Forbidden New Burlesque et elle-même performeuse, a réussi son pari : faire découvrir les charmes du burlesque aux Bruxellois. Et ces derniers en redemandent. Au point que les trois spectacles par an organisés à Ixelles ne suffisent plus. "Je n'ai jamais vendu un seul ticket sur place le jour même de l'événement. Tous les tickets sont vendus en préventes et le spectacle est à chaque fois sold out environ une semaine avant la date. Je pense qui si l'on en faisait un toutes les semaines, le public serait au rendez-vous", assure Gloria.
Le new burlesque, c'est un doux mélange d'art et de sensualité. Parfois encore tabou, la part de nudité dans le spectacle ne se résume pourtant qu'à une seconde sur cinq minutes de performance. "Chaque artiste a cinq minutes pour se déshabiller tout en montrant en quoi il est unique. C'est se montrer soi-même mais en plus fou. Le but n'est pas d'être nue. L'ancêtre du burlesque c'est le strip-tease, mais on ne se base que sur le tease, c'est-à-dire le fait de faire attendre. Je peux mettre une minute et demi à enlever un gant", sourit Gloria.
Voir combien de temps le public va tenir et le faire réagir, c'est aussi l'objectif recherché par les performeuses. "Si le public ne réagit pas, on fait le service minimum. Il faut qu'il crie, qu'il tape des pieds ou encore qu'il siffle. Plus le public se manifeste, plus on en fait et heureusement le public bruxellois est très réactif", se réjouit la directrice artistique.
Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, une chose est certaine : le burlesque ne laisse pas indifférent. "Parmi le public, on a 70 % de filles. C'est clairement notre public cible. Il y a un phénomène d'identification avec le public, car quand l'on discute avec les gens après le spectacle, ils se rendent compte qu'ils sont un peu comme nous et donc ils se disent qu'ils pourraient oser plus de choses dans la vie. On performe pour l'émancipation et le droit des femmes", ajoute-t-elle.
Le prochain spectacle, fixé ce samedi, affiche déjà presque complet. Durant 1 h 50, six artistes venus du monde entier réaliseront, chacun à leur tour, deux performances différentes. Un entracte est prévu au milieu du spectacle afin que les spectateurs "puissent s'en remettre."
Prenez des cours de burlesque
Avant chaque spectacle, l'équipe de Forbidden New Burlesque organise des cours de burlesque au théâtre Mercelis afin de permettre aux intéressé(e)s de découvrir les bases de la discipline. Durant 1 h 30, deux artistes proposent chacun un atelier portant sur une thématique particulière. Ce samedi à 15 h, Talulah et Vicky dispenseront un cours d'élégance et un autre pour apprendre à bouger ses formes. "Ce sont des cours pour débutant, pas pour aller sur scène. Le but est de passer un bon moment", précise Gloria. Le coût de l'inscription s'élève à 25 €.
Infos : www.facebook.com/ forbidden.newburlesque
