Bruxelles

À la fin de l’année 2017, près de 400 panneaux photovoltaïques ont été installés sur les toits de l’école communale de Stockel. 

C’est le premier des sept bâtiments qui sera alimenté en énergie solaire, dans le cadre du projet de transition énergétique en collaboration avec la coopérative citoyenne Energiris. Au total, 2.500 panneaux solaires seront installés.

Si le projet est en phase avec un mouvement général lancé par plusieurs communes, il s’agit ici d’une première aux niveaux participatif et pédagogique. En effet, la commune a souhaité que la solution de financement soit en grande partie assurée par des citoyens qui bénéficieront ainsi du partage des bénéfices du projet. Ainsi, les Wolusanpétrusiens ont eu la possibilité d’investir dans les panneaux de leurs bâtiments publics en achetant des parts d’Energiris. "Ce qui m’a convaincu, c’est que les experts savent qu’il y a autant d’argent sur les livrets d’épargne en Belgique, qui ne rapportent rien, et il y a autant de besoins pour faire cette transition énergétique. Moi, en tant que citoyen, j’avais un peu d’argent sur mon livret d’épargne et je me suis dit que de cette manière-là, on peut avoir une action directe sur des choses palpables", témoigne Jean-Louis Craenhals, coopérateur d’Energiris. Dans la même lignée, Claude Pirard, deuxième coopérateur citoyen, embraye : "Ici, on avait un projet précis, avec des objectifs concrets et des indicateurs de résultats clairs."

En plus du volet participatif, un important apport pédagogique accompagne le projet. "Comme notre première cible était une école, on a voulu y ajouter une dimension éducative. La semaine passée, les élèves de cinquième primaire ont donc accueilli un membre de Bruxelles Environnement qui leur a donné une journée de formation sur les différentes énergies", explique Caroline Lhoir (Ecolo), échevine en charge du Développement durable. Une initiative appréciée par élèves et les professeurs. "Les enfants ont adoré, ils ont été très réceptifs, ils posaient plein de questions. Et c’est important de leur inculquer ces dimensions-là. Cela fait clairement partie de leur avenir", conclut Madame Moulart, prof en cinquième primaire.