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Responsable du Bien-être animal, Ludivine Papleux était opposée à la venue du cirque

Le cirque d'Alexandre Bouglione a pris ses quartiers sur la Grand-Place de Braine-le-Comte. Dès mercredi et jusqu'au 21 mai, il accueillera de nombreux visiteurs. Pourtant, le spectacle a bien failli être compromis dans la Cité de Baudouin IV. En cause, la présence d'animaux dans le cirque. Une présence que regrette Ludivine Papleux, échevine du Bien-être animal.

"Le cirque Bouglione est le dernier que nous acceptons encore à Braine, et le collège a donné son autorisation", rapporte Ludivine Papleux. "Mais personnellement, j'y étais opposée. J'estime que ce n'est pas le rôle des animaux d'amuser la galerie. Leur place n'est pas là."

En Belgique, l'interdiction des numéros d'animaux sauvages est en vigueur. Bouglione a ainsi abandonné ses tigres. Mais des chiens et des chevaux assurent encore le spectacle aux côtés de clowns et autres acrobates. "J'ai noté que le sujet divisait fortement les Brainois sur les réseaux sociaux", poursuit Ludivine Papleux. "Bouglione a toute une série d'attestations, et c'est d'ailleurs pour cela que c'est le seul cirque que nous autorisons encore. Mais les animaux ne sont pas toujours bien respectés partout. J'avais d'ailleurs contacté l'Union des Villes et des Communes pour voir s'il était possible d'interdire totalement la présence d'animaux dans les cirques. Mais on nous a répondu qu'un tel règlement ne passerait jamais et que les dispositions actuelles étaient déjà suffisantes."

L'échevine reste néanmoins partagée. "Je comprends que certains adorent le cirque et que ça émerveille les enfants. Moi aussi, quand j'étais petite, j'adorais ça. Ce n'est que plus tard que j'ai compris l'impact que cela pouvait avoir sur les animaux. Je ne veux pas non plus tomber dans l'extrême. Je n'ai rien contre les fermes pédagogiques ou Pairi Daiza par exemple. Et pour les cirques, si on n'interdit pas complètement les animaux, faire en sorte qu'ils soient totalement respectés."

La Ville de Braine est particulièrement active sur le terrain du bien-être animal. "Nous avons interdit les poneys sur les foires. Nous avons également lancé des campagnes de stérilisation pour les chats. Nous avons aussi un programme qui permet aux ménages brainois de sauver des poules de l'abattoir. Nos agents constatateurs sont régulièrement envoyés pour enquêter sur des cas de maltraitance animale. Notre commune est tellement active dans le domaine du bien-être animal que Gaïa nous a contactés pour faire paraître une publication dans un prochain bulletin."

Pour l'heure en tout cas, l'interdiction du cirque d'Alexandre Bouglione ne figurera pas sur le tableau de chasse de l'échevinat. Nous avons tenté de joindre les organisateurs, sans succès. L'an dernier, Alexandre Bouglione commentait dans les colonnes de la Libre Belgique l'interdiction de numéros d'animaux sauvages: "Les animaux sauvages sont interdits dans les cirques, mais "travaillent" dans les zoos. Ce qui serait une contrainte sous chapiteau deviendrait donc éducatif dans un parc animalier ? C’est purement injuste."