Sucrerie de Seneffe: la coopérative a encore besoin de 4 millions d'euros pour lancer la construction
La seconde souscription a rapporté 6 millions d'euros mais ce n'est pas suffisant.
- Publié le 08-04-2019 à 14h31
- Mis à jour le 08-04-2019 à 14h34

La seconde souscription a rapporté 6 millions d'euros mais ce n'est pas suffisant. L'imposante sucrerie de Seneffe verra-t-elle finalement le jour ? La coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) en est convaincue même si le projet n'est toujours pas parvenu à rassembler le financement nécessaire, à savoir 50 millions d'euros en parts détenues par les agriculteurs. Après la première souscription achevée le 31 janvier 2019, ce sont environ 39 millions d'euros qui avaient été récoltés. Une seconde période de souscription a donc été ouverte en mars. Elle a tout de même permis de rassembler 6,9 millions d'euros. Ce n'est cependant pas encore suffisant.
Il manque donc encore 4 millions d'euros pour que la CoBT puisse lancer le processus de construction de l'usine. "Nous sommes à 80% des objectifs de notre plan financier", explique Benoit Haag, coordinateur du projet. "Mais il manque effectivement encore une certaine somme avant de prendre la décision de construire l'usine. Cette décision sera prise à la fin du mois de juin. D'ici là, nous allons tout mettre en oeuvre en analysant toutes les solutions possibles afin de compléter le capital."
Ces solutions pourraient prendre la forme d'une troisième période de souscription ou d'une alternative. "Nous ne savons pas encore sous quelle forme juridique nous aller procéder mais il faut clairement trouver plus de capital et plus de betteraves tout en restant dans le même modèle de coopérative majoritairement détenue et contrôlée par des agriculteurs. Notre seul objectif est de mieux rémunérer la betterave donc nous allons nous en tenir au financement que nous voulions. Mais nous sommes optimistes parce que les agriculteurs nous soutiennent et veulent voir aboutir le projet."
Le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, situé le long de l'autoroute E19, non loin de la sortie Feluy. Le budget total du projet, jusqu'à sa mise en service en 2022, est estimé à 326,7 millions d'euros. L'usine serait active 115 jours par an, dès 2022. Durant cette période, elle aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergétique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour. En plus de fournir "un revenu équitable" aux 1250 familles d'agriculteurs impliqués dans le projet, ce sont 98 emplois temps plein directs et plus de 300 emplois indirects qui seraient créés.
