Jessy viole sa copine et urine sur son ami
Jessy, qui avoue être " caractériel", tape un peu sur tout ce qui le contrarie.
- Publié le 26-05-2016 à 08h00
- Mis à jour le 26-05-2016 à 08h03

Jessy, qui avoue être "caractériel", tape un peu sur tout ce qui le contrarie. Pas moins de 12 préventions étaient reprochées à Jessy, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. À 19 ans, cet habitant d'Aiseau-Presles est en train de battre tous les records !
Il est vrai que le jeune homme n'a pas eu une enfance facile, comme en témoigne son avocat, Me Puccini : "À 6 ans, il a vu sa maman se faire mortellement renverser par une voiture. Un an plus tard, il était grièvement brûlé au visage par une friteuse. Depuis, il a sombré dans la délinquance, violé sa soeur lorsqu'il était mineur et multiplié les séjours en IPPJ. Ce dont il a besoin, c'est d'un solide traitement. Pas qu'on l'enferme derrière les barreaux".
Mais au vu de la gravité des faits que l'on reproche à Jessy, le parquet préférerait une peine de sept ans de prison. Il faut dire qu'une bonne partie du code pénal a déjà été explorée par le prévenu, qui reconnait lui-même "être caractériel".
Il avoue ainsi avoir porté des coups à plusieurs reprises à sa compagne, une handicapée mentale qui compte déjà six enfants. Que ce soit à l'aide de ses poings ou d'un bâton, pendant ou après une grossesse, Jessy se faisait pardonner en entretenant des relations sexuelles avec elle. Pour le parquet, ce sont des viols. Pour la défense, ces rapports étaient consentis, même si le jeune homme reconnaît que sa compagne "avait peut-être peur de prendre des coups en cas de refus"…
Avec ses amis, Jessy n'est pas un ange non plus. Il avait ainsi hébergé César, un SDF sexagénaire à la santé précaire et s'amusait à l'humilier. "Je lui faisais des pincettes. On jouait tout simplement", affirme le prévenu.
Sauf que parfois, c'était avec un pince coupante, qu'il a aussi uriné sur son copain et qu'il lui a brûlé le visage à l'aide d'un aérosol et d'un briquet. À cela, il faut encore ajouter la séquestration d'une ado de 17 ans durant trois jours, un lancer de briques sur ses voisins et des coups sur une conductrice et une connaissance qui l'avaient quelque peu contrarié.
Pour le parquet, Jessy représente un danger social, ce qui semble confirmé par ses traits sadiques et psychopathiques. La substitute a donc requis sept ans de prison ferme. Me Puccini convient que son client est un "cas", mais que certaines préventions telles que les viols sur sa compagne, les traitements dégradants sur son ami et la séquestration ne sont pas formellement établies. "Le meilleur moyen de préserver la société de ses agissements, c'est de le faire soigner", a conclu l'avocat, qui sollicite le sursis probatoire le plus long possible. Jugement le 8 juin.
