Viol sur sa petite voisine de 6 ans
Le prévenu avait déjà écopé de 10 années de prison pour des abus sexuels sur des mineurs.
- Publié le 26-05-2015 à 18h15
- Mis à jour le 27-05-2015 à 12h06

Le prévenu avait déjà écopé de 10 années de prison pour des abus sexuels sur des mineurs. Pascal ne s'était sans doute pas vanté de son casier judiciaire lorsqu'il a accepté de garder sa petite voisine de six ans, pour rendre service à ses parents. Le Carolo affichait deux condamnations pour des abus sexuels sur des mineurs.
La première, datant de 1997, lui avait valu une peine de huit ans de prison. Ce à quoi sont venues s'ajouter deux autres années de détention pour de nouveaux faits de mœurs, commis peu après.
Malheureusement, c'est en toute confiance que la maman de la petite Julie (prénom d'emprunt) a permis à celle-ci de loger chez son voisin. Et la pauvre enfant en a payé les conséquences.
"Elle raconte que le prévenu se dénudait et qu'il frottait son sexe contre le sien", a expliqué la substitute Marr à l'audience du tribunal correctionnel de Charleroi. "Elle parle également de pénétrations digitales."
Interrogé sur ces faits, le Carolo a nié tout en bloc. Mais l'expertise de crédibilité réalisée sur la petite fille ne laisse pas de doute sur le traumatisme qu'elle a subi. Le médecin légiste, lui, n'écarte pas les pénétrations digitales, même s'il n'a constaté aucune défloration. Finalement, seul le test du polygraphe vient au crédit de Pascal puisque celui-ci a passé l'examen avec succès.
Au terme de son réquisitoire, la magistrate du parquet a insisté sur le casier judiciaire du prévenu, déjà condamné pour des faits similaires. Vu l'état de récidive, elle a finalement requis une peine de six ans de prison ferme, au minimum.
Absent à l'audience, Pascal n'aura pas entendu la mère de la petite Julie raconter comment l'enfant, à l'heure actuelle, fait toujours d'affreux cauchemars en pensant à son bourreau. Jugement le 23 juin.
