Georges-Louis Bouchez réagit au scandale au sein de l'asbl Garance
Le chef de file du MR demandera des explications lors du prochain conseil communal de Mons
- Publié le 27-02-2017 à 07h24
- Mis à jour le 27-02-2017 à 08h45
Le chef de file du MR demandera des explications lors du prochain conseil communal de Mons
Samedi, nous vous révélions que Jacques Chamelot, administrateur-délégué au sein de l'asbl Garance, à Boussu, avait bénéficié d'importantes rémunérations déguisées via des jetons de présence pour assurer les missions inhérentes à sa fonction. Une décision prise par l'ensemble du conseil d'administration de l'asbl. Au total, le conseiller communal quaregnonnais a ainsi touché 3379 euros bruts.
Dans nos colonnes, le président du C.A., Cédric Mélis, avait nuancé le propos, expliquant que ce montant avait été perçu pour les sept mois de fonction de Jacques Chamelot, qui a par ailleurs présenté sa démission à la mi-février. Ce que le MR, via son chef de file, réfute. "Selon nos informations, cette rémunération ne couvre que le mois de décembre et non les sept mois, comme l'indique le président du C.A., Cédric Mélis, décidément très malchanceux puisque c'est le deuxième C.A. dont il a la présidence, après Mons Expo, où des problèmes importants de gestion apparaissent", communique Georges-Louis Bouchez.
Le réformateur annonce qu'il demandera la production des fiches de salaire de l'asbl lors du prochain conseil communal. Avant d'ajouter que "le pire semble être le statut de Jacques Chamelot." Pour rappel, l'homme est reconnu invalide de son emploi précédent, chez Solidaris. "Il ne pouvait toucher une rémunération professionnelle sauf à considérer une activité accessoire et autorisée. Or ici, rien de tout cela, aucune déclaration officielle et surtout pas le moindre contrat ou acte juridique définissant la rémunération de ce camarade bon teint."
Pour le chef de file , c'en est trop. "La ville de Mons ne peut continuer à donner de l'argent et collaborer avec une structure ayant de telles pratiques qui s'ajoutent aux problèmes que rencontre le personnel mais aussi au statut de Pierre Urbain, qui pose question entre sa suspension à la ville mais son activité effective chez Garance. Nous demanderons que la lumière soit faite lors du conseil communal."
Et de préciser : "Il ne sera pas question de nous renvoyer vers le conseil d'administration de la structure puisqu'il est entièrement composé de socialistes ! La démocratie à Mons Borinage est souvent une notion relative…" La démission de Jacques Chamelot de son poste d'administrateur-délégué n'a donc pas permis d'enterrer le dossier, que du contraire.
