Le bouton anti-agression: comment ça fonctionne?
En cas d'agression, un bouton à presser et les secours sont prévenus. Focus.
- Publié le 09-04-2015 à 18h56
- Mis à jour le 10-04-2015 à 07h42

En cas d'agression, un bouton à presser et les secours sont prévenus. Amicimi est une start-up brugeoise. Elle a développé un bouton SOS doté d'une application pour smartphone. Cet outil vous permettra de prévenir d'un problème à tout moment sans dégainer votre téléphone. Comment ça marche concrètement ?
En cas d'agression, le détenteur d'Amicimi appuie sur le bouton de son petit transpondeur. L'alerte est lancée et Securitas, grâce à l'application mobile, pourra écouter ce qui se passe. La société de gardiennage a pour mission de déterminer si l'alerte est réelle et, le cas échéant, de contacter les services de police locale.
Si les enregistrements ne donnent pas suffisamment d'informations sur la situation, l'opérateur de la société va tenter de joindre l'abonné. Si celui-ci répond, il devra lui dire si danger il y a.
Afin de vérifier que l'opérateur s'entretient avec la bonne personne, un code personnel sera demandé. En cas de non-réponse de l'abonné, Securitas va prévenir la zone de police proche de la localisation du smartphone.
L'avantage, c'est que Securitas peut, grâce au signal du téléphone, géolocaliser la victime. En outre, grâce au formulaire d'inscription rempli à l'achat d'Amicimi, Securitas dispose d'une multitude d'informations, telles que votre photo, d'éventuelles caractéristiques que la société pourra transmettre à la police. Cela afin de faciliter l'intervention des forces de police.
Le concept veut, avant tout, rassurer les utilisateurs. En effet, Amicimi a constaté que le sentiment d'insécurité était présent chez beaucoup de Belges. "Grâce au smartphone et à ce petit bouton Amicimi, les gens se sentent en sécurité. Ils savent qu'en cas de problème, quelqu'un est là pour les aider", explique Frederic Van Quickenborn, un des deux fondateurs de la start-up.
Et du côté de la société de gardiennage, l'idée a tout de suite convaincu. "Securitas est présent dans 50 pays. Le système pourra donc marcher dans tous ces endroits. Cette application entre parfaitement dans notre système. Nous avons les capacités pour gérer ces situations."
