Clash avec Venanzi: Duchâtelet contre-attaque
Roland Duchâtelet a souhaité réagir via un communiqué suite aux propos de Bruno Venanzi.
- Publié le 02-11-2015 à 18h21
- Mis à jour le 02-11-2015 à 18h27

Roland Duchâtelet a souhaité réagir suite aux propos de Bruno Venanzi sur sa gestion du club lors de son passage dans le club rouche. Il avait notamment déclaré: "Si vous découvrez une facture payée dans un paradis fiscal, vous vous posez des questions !"
Voici les termes du communiqué.
"Suite à des informations rapportées dans les médias, entre autres l'article du Trends Tendances du 17 septembre et l'émission "libre échange" enregistrée peu après, concernant le Standard, il est utile de clarifier certaines choses.
L'initiative d'une diminution du capital vient de l'acquéreur, pour lui permettre de réduire le prix d'achat des actions. De commun accord, ce montant a été défini à 10 millions d'Euros payables en 5 ans. Ce montant n'est donc pas sorti de la SA Standard avant la reprise. La première échéance d'un dixième de ce montant a été payée mi-octobre.
Si l'on achète une entreprise, c'est le prix d'achat dont on parle. Ce qu'il y a "dans la caisse" dépend d'un moment à l'autre, mais ce n'est pas un élément important de la transaction, car il y a d'autres actifs, tels des biens immobiliers, la valeur des joueurs, les créances; et les dettes. La possibilité de l'entreprise à générer des bénéfices est un autre élément pris en considération. Dès qu'une entreprise change de main, c'est à l'acquéreur d'assumer le financement. Des phrases comme "Duchâtelet a vidé les caisses" sont donc sans objet puisque l'acquéreur acquiert en connaissance de cause. La caisse n'était d'ailleurs pas vide: au moment de la reprise il y avait 5 millions d'€ de liquidités sur les comptes à vue, un million de plus que prévu dans le contrat de vente.
Concernant les "cadavres", deux listes de réclamations ont été déposées par l'acquéreur. Ces réclamations seront traitées selon les procédures et les accords passés lors de la remise du club, car il y a une garantie de passif. Ce sont des problèmes modestes comparés à par exemple la plus-value non comptabilisée que devrait réaliser le Standard si Michy Batshuayi était vendu par l'OM. Nous ne comprenons pas du tout pourquoi Bruno Venanzi parle de ce genre de choses dans la presse, de sorte à ce que la justice est maintenant plus ou moins obligée d'aller voir ce qui se passe au Standard, surtout quand il parle de factures émanant de paradis fiscaux "à titre d'exemple". Sachez que pendant la période de juin 2011 à juin 2015, le Standard n'a fait aucune transaction avec un pays se trouvant dans la liste des paradis fiscaux. Remarquez que des transactions avec des paradis fiscaux ne sont pas à priori interdites, pensez par exemple à Monaco, qui est sur la liste.
Je pensais que la volonté des parties était que la reprise se fasse dans la continuité. C'est pour cela que 7 mois avant la reprise, j'ai cédé mon bureau au Standard à Bruno Venanzi. Il était administrateur et vice-président et tous les employés avaient comme consigne d'avoir une transparence totale envers lui. C'est dans cet esprit que nous avons convenu que le Standard continuerait à travailler avec les autres clubs du réseau pour le scouting, car la capacité de recruter des joueurs comme Trébel, Knockaert ou encore Texeira gratuitement, par exemple, c'est un atout".
