Namur L’épreuve qui a lieu ce dimanche permet de tisser des liens. Explications avec l’un de ses fidèles, Sylvain Denis

L’événement est devenu un incontournable de la région. Depuis 2008, le Namuraid a fait ses preuves et attire chaque année de plus en plus de sportifs. La 11e édition de ce mélange entre course à pied, kayak et VTT se déroulera ce dimanche.

Au-delà du simple aspect sportif, cette épreuve qui attire près de 2.000 personnes permet de tisser des liens. Comme nous l’explique le vainqueur sortant, Sylvain Denis, qui a rencontré son équipier Antoine Didier grâce au Namuraid.

Le binôme : "J’ai participé pour la première fois à cette épreuve en 2016 avec Ludovic Vuegen. J’ai eu des problèmes respiratoires. Si j’avais été tout seul, j’aurais abandonné. Vu qu’on était deux, je ne voulais pas le décevoir. L’an dernier, je cherchais un équipier. J’ai contacté Antoine Didier, ancien cycliste, car il faisait de bons résultats. On a préparé le Namuraid ensemble et, depuis, on s’entraîne régulièrement tous les deux. Sans le Namuraid, on ne se connaîtrait pas."

L’aspect régional : Malgré leur victoire l’an dernier, le duo Denis-Didier ne se met pas la pression. "On n’y va pas pour jouer aux quilles. Mais si des participants sont meilleurs que nous, ce n’est pas grave. On prend l’événement comme il vient, contrairement au X-Terra qu’il y a eu il y a deux semaines. Ici, il n’y aura pratiquement que des régionaux et des compagnons d’entraînement. C’est bon enfant et c’est l’occasion de boire un verre tous ensemble après le Namuraid."

Le kayak : 4 km à pagayer au lieu de nager, ça peut faire la différence. Les triathlètes ne sont pas des kayakistes. "Je n’en ai plus fait depuis la précédente édition, rigole Sylvain Denis. On va essayer de ne pas se retourner, ça sera déjà pas mal. Vu notre niveau en natation à Antoine et moi, on perdra quand même moins de temps en kayak qu’à la nage."

Le VTT : Comme pour le kayak et la nage, le VTT n’est pas comparable au vélo de course. La prise en main est différente. Les efforts aussi. "Et puis, comme c’est en duo, cela fait deux fois plus de chances de chutes ou de problèmes mécanique à gérer."

L’accessibilité : Parcourir 7 km de course, 4 km de kayak et 24 km de VTT n’est pas donné à tout le monde. L’ambiance, l’entraide et la volonté peuvent néanmoins faire la différence.


Dès départs dès 9h

Sur le plan pratique, l’épreuve est similaire à celle de l’an dernier. Les participants débuteront avec une partie course à pied de 5 km au départ de l’Esplanade de la Citadelle de Namur, suivi d’environ 4 km de kayak sur la Meuse, d’une course de 2 km pour remonter sur l’Esplanade et finir par le parcours VTT de 24 km. Les départs se feront par vagues. "Le premier départ, pour ceux qui veulent faire un chrono et ne pas être ennuyés par la foule, sera donné à 9 h. On lâche 35 binômes toutes les cinq minutes jusqu’à 11 h 30", explique l’un des organisateurs, Paul Cammaerts. Pour le parking, qui se trouve avenue Marie D’Artois, il est conseillé de venir par l’arrière de la Citadelle, soit via l’avenue Jean 1er ou via l’avenue de la Vecquée. "Par devant, ça sera plus compliqué car un feu tricolore régulera la circulation dans la Merveilleuse."