Zoom sur ces 15 petits partis qui espèrent franchir le seuil électoral le soir du 9 juin
Au-delà des grosses structures politiques traditionnelles, il existe une série de petites formations qui espèrent obtenir un maximum de voix en Belgique aux élections régionales, fédérales et européennes.
- Publié le 05-06-2024 à 06h26
- Mis à jour le 05-06-2024 à 09h09

Le Parti Blanco
En 2019, plus de 400 000 votes blancs ou nuls ont été comptabilisés au niveau fédéral. Fondé au printemps 2023, le Parti Blanco espère matérialiser à la Chambre les voix de ceux qui ne font plus confiance dans la politique. Le parti contestataire se présente dans toutes les provinces ainsi qu'à Bruxelles. S'il obtient un siège, ce qui semble peu probable, leur élu assistera à tous les votes, mais il s'abstiendra à chaque fois.

Agora
Agora se présente comme un mouvement politique citoyen capable d'inspirer une démocratie plus représentative, délibérative et participative. Leur système propose d'entendre la voix des citoyens au travers de tirage au sort. En 2019, ils ont obtenu un siège au parlement bruxellois. Cette année, il se présente à Bruxelles, à Namur et dans le Brabant wallon.

Le Collectif Citoyen
Le Collectif Citoyen s'est créé dans la foulée des élections communales de 2018. En 2024, il se présente pour les parlements fédéral et régional (Wallonie et Belgique). Leur volonté est d'instaurer "une vraie démocratie participative". Le Collectif estime que l'État s'est montré défaillant lors des crises successives (Covid, économique, énergétique). Selon eux, la liberté de la presse est en danger par les "médias nationaux sont aux ordres du système".

La liste Transparence
La liste Transparence se présente sur la liste francophone pour le parlement bruxellois avec une volonté d'amener, comme son nom l'entend, plus de transparence dans les instances du pouvoir. Le mouvement se voit également comme un relais des citoyens et un moyen d'aider les activistes à avoir plus de pouvoir.

Voor U
Voor U est né en décembre 2023 suite à l'insatisfaction d'Els Ampe sur la façon dont son ex-parti l'Open VLD menaient les élections présidentielles. De tendance droite libertarienne, la formation défend le droit à une individualité radicale. Elle affirme vouloir limiter le gouvernement à ses tâches essentielles, soit un exécutif le moins présent possible. Voor U se présente à Anvers, Bruxelles, Limbourg, Flandre-Orientale, Brabant flamand, Flandre-Occidentale et à l'Europe.

Plan B
Plan B souhaite "développer une gouvernance efficace davantage au service du citoyen". La liste de Christophe Magdalijns (ex-DéFI) pour le parlement bruxellois entend fusionner certaines structures régionales et supprimer des postes de direction qui font doublons. Ses voix pourraient finir au MR avec qui elle s'est déjà entendue sur un regroupement.

Gauche Anticapitaliste
En Belgique francophone, on a parfois tendance à réduire l'extrême gauche au PTB et à sa kyrielle d'associations satellites. Il existe pourtant des partis à l'extrême gauche qui ne se présentent pas parmi les forces de Raoul Hedebouw.
La Gauche Anticapitaliste juge ainsi que les fameux "points de rupture" du PTB sont "au ras des pâquerettes sur le plan socio-économique", "muets sur les revendications féministes" et totalement incomplets face à l'urgence écologique. Mais comme elle se présente uniquement à l'Europe, avec notamment, l'ex-candidat à la présidence française Philippe Poutou, elle appelle à voter PTB aux régionales et au fédéral.

Lutte Ouvrière
Lutte ouvrière considère que "dans tous les pays, le pouvoir est entre les mains des milliardaires qui détiennent banques et grandes entreprises" et que seul un "avenir communiste" peut nous "débarrasser du capitalisme". Pour ce faire, LO demande que les travailleurs et travailleuses prennent le pouvoir. La liste, qui se présente dans le Hainaut et à Bruxelles pour le fédéral, précise que "le communisme n'a rien à voir avec les dictatures de Staline à Poutine, de Mao à Xi Jinping et de la Corée du Nord". Lutte ouvrière – Arbeidersstrijd fait partie de l'Union communiste internationaliste (trotskiste) dont la section la plus connue est Lutte ouvrière en France.

B.U.B. – Union Belge
Fondé en 2002, le Belgische Unie – Union belge – Belgische Union ou B.U.B. est un parti de centre droit unitariste en Belgique. Le BUB se présente à Anvers, dans le Brabant flamand, dans le Brabant wallon, à Bruxelles, dans le Hainaut, à Liège, dans le Limbourg, à Namur et en Flandre-Orientale pour la Chambre. B.U.B. souhaite supprimer les régions et les communautés pour revenir à une Belgique unie comme dans les années 60 avec un seul parlement et un seul gouvernement. En 24 ans d'existence, ils n'ont jamais réussi à obtenir un siège à la Chambre. Sur le plan international, le B.U.B. est membre de la Conférence monarchiste internationale (CMI).

L'Unie
L'Unie défend également une vision belgicaine où les habitants du nord et du sud du pays pourraient voter pour les députés fédéraux de leur choix sans limite territoriale (circonscription nationale). Elle présente trois listes : dans le Brabant wallon, dans le Brabant flamand et à Bruxelles. Elle veut agir sur trois thématiques : la démocratie, l'éducation et l'innovation. Cette liste qui regroupe des jeunes francophones et néerlandophones souhaite également simplifier l'administration belge.

N-VA Wallonne
La N-VA en Wallonie, c'est le petit rejeton de la puissante N-VA flamande qui tente de faciliter l'agenda communautaire de Bart De Wever au sud du pays. Au programme, le confédéralisme. Pour y arriver : un travail comparatif entre les réussites des exécutifs flamands et les erreurs de leurs homologues wallons. Si la toute jeune liste menée par Drieu Godefridi semble intéresser pas mal d'électeurs, elle ne paraît pas encore pouvoir passer le seuil électoral de 5 % pour la Chambre.

Team Fouad Ahidar
La Team Fouad Ahidar est née du départ de Fouad Ahidar de Vooruit après qu'il a considéré son parti comme "raciste et sexiste". En réalité, la position idéologique du leader avait souvent fait des étincelles au sein des socialistes flamands. Ses déclarations virulentes contre Israël ont plusieurs fois fait polémique. Son positionnement en faveur du port du voile et sa défense des musulmans devraient lui assurer plusieurs sièges au parlement bruxellois.

Viva Palestina !
Viva Palestina ! est un parti dont la politique est construite intégralement sur la notion du conflit israélo-palestinien. Son président Dyab Abou Jahjah brigue le parlement bruxellois. Un de ses objectifs est notamment de faire reconnaître le "génocide de Gaza". Avec moins de popularité que Ahidar et une liste de 5 membres, il a peu de chances d'obtenir un siège.

Volt
Volt se présente comme un "parti politique paneuropéen". Pour lui, seule "la coopération européenne" permet d'apporter une réponse efficace aux défis sociétaux d'aujourd'hui, tels que le changement climatique et la migration, qui "exigent une approche collaborative qui transcende les frontières". Ils se présentent à Bruxelles et en Flandre pour l'Union européenne, le fédéral et les régions. Les Wallons et les habitants des Cantons de l'Est ne peuvent pas voter pour eux.
La liste n'a que peu de chances d'obtenir des sièges, mais son objectif n'est pas tant d'influencer la politique belge que d'exister sur la scène européenne. La participation aux élections en Belgique est une façon d'appuyer des candidats étrangers.

Chez Nous
La Wallonie est souvent présentée comme une terre d'exception pour sa capacité à ne pas avoir de parti d'extrême-droite important. Chez Nous a l'ambition de changer la donne. Fondé en 2021, le "premier parti politique patriote en Belgique francophone" se présente comme la "seule option pour dire stop à l'immigration". Résolument conservateur, nostalgique de l'époque de Léopold II, le parti dit combattre l'islamisation "qui transforme notre pays" et défendre "notre identité et nos valeurs". Très active sur les réseaux sociaux, la liste affirme défendre "une écologie du terroir et de proximité".
Chez Nous se présente dans le Brabant wallon, dans le Luxembourg, à Namur, à Liège et dans le Hainaut️.

