Henri Simons passe au PS
- Publié le 05-03-2007 à 07h20
L'ancien échevin écolo bruxellois sur une liste socialiste au Sénat qui ratisse large
MONS C'est dans son fief, à Mons, qu'Elio Di Rupo a donné rendez-vous, hier, à ses ministres, sénateurs, députés, élus de tous niveaux et militants, pour présenter la liste des candidats PS au Sénat pour les prochaines élections législatives. Inutile de tourner autour du pot, la surprise du chef est la présence au 14e rang des candidats effectifs de cette liste d'Henri Simons. Échevin écolo pendant 12 ans à Bruxelles, l'homme qui a troqué ses célèbres lunettes vertes pour des armatures moins affirmées a donc choisi de gonfler les rangs socialistes, lui qui s'est dit avoir toujours milité pour un rapprochement, vain jusqu'ici, des pôles de gauche. "Écolo n'est plus dans un schéma progressiste. Je ne m'y retrouve plus et c'est donc en toute simplicité que j'ai décidé de rejoindre le PS en tant qu'indépendant", a annoncé, hier, l'ex-échevin.
Au rayon transfuges, notons également la présence, comme 6e effectif, de François Martou, président du Moc pendant 20 ans, et qui rejoint ainsi son ancienne collègue du Mouvement ouvrier chrétien, Christiane Vienne, aujourd'hui ministre régionale, et 4e sur la liste PS au Sénat.
Une figure du combat syndical, président des cheminots de la CGSP pendant 20 ans et aujourd'hui président de l'USC de Namur, José Damilot, se lance avec hargne dans sa première campagne électorale à une place intéressante puisqu'il figure au 7e échelon de la liste, juste devant l'actuelle ministre de la Culture et de la Jeunesse de la Communauté française, Fadila Laanan. Ensuite, on retrouve une grande dame, Simone Susskind, chantre d'un rapprochement entre Juifs et Palestiniens.
Et si l'on rajoute à cette liste de candidats, emmenée par Anne-Marie Lizin et l'inamovible Philippe Moureaux et poussée par Philippe Busquin (15e effectif) et Philippe Courard (dernier suppléant), l'expérience de Gaston Onkelinx, 74 ans, qui milite aujourd'hui pour que les pensionnés belges (1,7 million de plus de 65 ans) soient mieux reconnus en Belgique, on cerne mieux, tout en gardant à l'esprit que l'objectif d'une liste reste de ratisser le plus grand nombre de voix possible, la tendance de la campagne du PS.
Une campagne au cours de laquelle l'accent sera mis sur des constats évidents : il n'y a pas assez d'emploi, l'avenir des pensions n'est pas rose, le pouvoir d'achat n'est pas au top et que dire de l'environnement. "Il n'y a pas que la réduction des cotisations sociales. Si c'est pour, en contrepartie, diminuer les pensions et multiplier le coût des soins de santé par 3 ou par 4, je dis non !, assène le président du PS. Quand on entend les mesures que certains prônent, dont le VLD, pour lutter contre le réchauffement climatique, je constate que ce sont à nouveau les plus vulnérables qui seront les plus touchés. Les nantis voudraient vivre dans une couche où tout va bien en ayant la vie facile. Ce sont les mêmes qui veulent réduire les salaires et détricoter la sécurité sociale. En outre, les recettes fiscales ne sont pas justes, en termes de fraude, de désorganisation de l'administration,... Je n'accepterai pas qu'on touche à l'éducation, à la culture ou encore à la petite enfance car on n'a pas pu faire en sorte que les rentrées fiscales soient plus justes..." Et une banderille vers Reynders, une !
© La Dernière Heure 2007
