La CGSP-Cheminots annonce une grève à durée indéterminée si le service minimum est voté
"Le service minimum, nous ne l'accepterons jamais!", a déclaré Michel Abdissi, président national CGSP-Cheminots.
- Publié le 01-05-2014 à 14h01

"Si demain, on devait penser à instaurer un service minimum, les locomotives seront soudées aux rails et ce sera la grève pour une période indéterminée. Le service minimum, nous ne l'accepterons jamais!", a déclaré Michel Abdissi, président national CGSP-Cheminots, jeudi lors de son discours du 1er mai à Namur, avant celui de la secrétaire générale fédérale de la FGTB Anne Demelenne. Michel Abdissi a dénoncé les sanctions financières prévues dans la proposition de loi du sénateur François Bellot (MR) qu'il a qualifié d'"artiste".
Le président CGSP Cheminots a également souligné "le danger du plan de transports", mettant en évidence la prolongation des temps de trajets: "Nous serons demain beaucoup plus lents qu'à l'époque de la vapeur. C'est terrible, le progrès!"
Michel Abdissi a également lancé quelques "pots" aux candidats de partis politiques (PS, Ecolo et PTB) présents dans la salle, demandant au PS et à Ecolo, "venu quémander nos voix", de respecter la fonction publique et les syndicats.
"Il y a de plus en plus de feux follets de toutes les couleurs qui apparaissent une ou deux heures ici à la maison syndicale à quelques jours des élections. S'ils veulent gagner leurs galons de camarades, ils doivent revenir les années suivantes. Alors, je les appellerai 'camarades' et non plus 'mesdames, messieurs'", a constaté Michel Abdissi, qui avait commencé son discours par "camarades" et "mesdames, messieurs".
