Reynders aimerait "une certaine marge de manoeuvre" politique pour le niveau de la menace

L'Organisme de coordination et d'analyse de la menace (OCAM) a donné son analyse de la situation justifiant un maintien du niveau de la menace au troisième échelon (sur quatre) au moins jusqu'au 23 février.

Belga
Reynders aimerait "une certaine marge de manoeuvre" politique pour le niveau de la menace
©BELGA

Le Conseil national de sécurité se réunissait lundi pour la première fois. 

L'Organisme de coordination et d'analyse de la menace (OCAM) a donné son analyse de la situation justifiant un maintien du niveau de la menace au troisième échelon (sur quatre) au moins jusqu'au 23 février. Avant la réunion, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a estimé qu'il serait préférable que le monde politique dispose d'une marge de manoeuvre afin de participer à la détermination du niveau de la menace. A la suite de l'opération antiterroriste menée en région bruxelloise et à Verviers, le gouvernement fédéral annonçait une batterie de douze mesures destinées à lutter contre le terrrorisme et le radicalisme. Parmi celles-ci, le gouvernement avait envisagé de modifier la loi afin que le Conseil national de sécurité puisse relever le niveau de la menace d'un cran "dans des cas exceptionnels". Cette proposition avait néanmoins fait l'objet de réserves au sein même de la majorité, notamment par la voix du chef de groupe Open Vld à la Chambre.

A son arrivée au 16 rue de la Loi, le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) rappelait que la législation actuelle prévoyait que "c'est l'OCAM qui détermine le niveau de la menace". "Les mesures qui peuvent être prises quant à cette menace sont du ressort du politique", a-t-il ajouté.

Interrogé à ce sujet, le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) a indiqué qu'il était important que "la décision soit aussi objective que possible".

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) a quant à lui été un pas plus loin et estimé qu'il serait "bon" de laisser une certaine marge de manoeuvre au monde politique dans la détermination de la menace, en ajoutant que cela relevait aujourd'hui uniquement de l'OCAM.

Le Conseil nationale de sécurité a aujourd'hui "pris connaissance" des éléments qui ont fait sorte que l'OCAM prolonge le niveau 3 de la menace de deux semaines supplémentaires, selon les mots du vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). "La situation reste la même que celle au lendemain de l'opération de Verviers. Le niveau de sécurité et de forces engagées reste dès lors également le même", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...