Exclusif: 1.000 caméras contre le terrorisme

Un réseau de 1.000 caméras intelligentes permettra de lutter plus efficacement contre le grand banditisme et le terrorisme.

L. N. (J. Th.)
- Caméras de surveillance / vie privée - Bewakingscameras / privacy 3/9/2008 *** Local Caption ***
- Caméras de surveillance / vie privée - Bewakingscameras / privacy 3/9/2008 *** Local Caption *** ©Photo News

Un réseau de 1.000 caméras intelligentes permettra de lutter plus efficacement contre le grand banditisme et le terrorisme. Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), travaille actuellement à l'installation d'un réseau national de caméras intelligentes - dites de type ANPR - qui seront placées le long des autoroutes belges. Au total, les appareils de surveillance seront regroupés sur 260 sites, chaque caméra ne pouvant filmer qu'une seule bande de circulation à la fois.

Si des caméras sont prévues à toutes les entrées du territoire national, d'autres seront également installées à d'autres endroits. La liste des sites concernés a été établie, et est actuellement présentée aux zones de police locales. Celles-ci sont invitées à faire des suggestions, la police fédérale pouvant encore ensuite faire des adaptations.

Des villes comme Malines, Courtrai et Turnhout ont déjà installé, depuis plusieurs années, des caméras intelligentes le long de voies d'accès et sur des véhicules de police. Le ministre N-VA compte relier ces appareils déjà existants au futur réseau ANPR sur les autoroutes.

Que permet ce type de caméra ? Comme leur nom l'indique - Automatic number plate recognition, signifiant reconnaissance de plaque automatique - elles pourront reconnaître les numéros de plaque. Les caméras feront également une photo du véhicule, ce qui permettra à la police de connaître la couleur et la marque de celui-ci. Si la voiture en question se trouve sur la liste noire des voitures signalées, un signal d'alarme se mettra également en route. L'information est ensuite transmise, via le serveur national ANPR, aux zones de police concernées et/ou aux équipes d'enquêteurs. Tout dépendra de la situation. Si la voiture est signalée comme volée, la police peut alors immédiatement intervenir. S'il s'agit de la voiture d'un terroriste, les forces de l'ordre peuvent choisir de suivre celle-ci et de l'intercepter plus tard. Pas moins de 200 agents sont prévus pour le traitement des données.

Ces appareils de haute technologie doivent aider à tracer, puis arrêter, les malfaiteurs importants et les terroristes. L'installation de ce réseau de surveillance fait partie du plan de lutte antiterrorisme du gouvernement fédéral. Mais Jan Jambon désire également utiliser celui-ci pour lutter contre les fous du volant. À Malines, les caméras intelligentes auraient ainsi permis de résoudre, l'année dernière, quelque 172 affaires de ce type.

Consultée sur cette arrivée de 1.000 caméras, la Commission de la protection de la vie privée n'a pas vu de problèmes. "Nous faisons une photo de votre voiture. Nous ne faisons rien avec ces images que nous ne pouvons pas faire. Nous voulons absolument donner cette garantie. En fait, il est juste possible de voir ce que tu as besoin pour ta mission", explique-t-on du côté de la police. Quant au cabinet de Jan Jambon, il précise que l'existence d'un tel système bénéficie d'un important soutien. "Huit Belges sur dix ont indiqué vouloir plus de caméras dans les lieux publics selon un récent sondage effectué par VTM", explique le cabinet du ministre de l'Intérieur.

Le coût d'installation de ce réseau de caméras s'élève à 35 millions d'euros pour les trois prochaines années. Si tout se déroule comme prévu, les premiers appareils seront déjà mis en place cette année. D'ici 2018, tout le réseau de caméras aura été mis en place.

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