Le pistolet-laser qui flashe à 600 mètres bientôt en Belgique !
Le processus d'homologation de ces appareils, qu'on trouve déjà sur les routes françaises, a débuté dans notre pays.
- Publié le 09-12-2017 à 06h13
- Mis à jour le 09-12-2017 à 06h16

Le processus d'homologation de ces appareils, qu'on trouve déjà sur les routes françaises, a débuté dans notre pays.Ils sont le cauchemar des Belges qui descendent en France pour les vacances : les radars pistolet-laser peuvent détecter un excès de vitesse à des distances de plusieurs centaines de mètres. Inutile, donc, d'espérer éviter la prune par un coup de frein tardif. En résumé : quand vous les voyez (si vous les apercevez), il est déjà trop tard ! Inimaginables chez nous ? Plus pour longtemps.
Ainsi, la phase d'homologation du PicoDigiCam, de fabrication américaine, a débuté en Belgique en collaboration avec le service de métrologie du SPF Économie.
"Cet appareil est capable de fonctionner avec une voiture située à 600 mètres de distance", nous précise Michel Coupé, de la firme belge Sirien, qui fournit une partie des radars de la police belge. "1.000 exemplaires d'un modèle très proche viennent d'être vendus en France."
À l'instar d'un Lidar, ce pistolet-laser ne flashe pas. Il n'émet pas de faisceau lumineux mais bien un laser infrarouge indétectable à l'œil qui mesure la vitesse d'un véhicule, dans les deux sens de circulation.
La légalisation belge étant plus sévère que la française, des adaptations doivent être réalisées. Une fois un excès de vitesse constaté, la plaque d'immatriculation est photographiée.
"Après avoir été informés de l'intérêt de la police fédérale pour ce système, nous avons débuté le processus pour le PicoDigiCam, un appareil laser. L'homologation devrait prendre encore au minimum 6 mois. Nous avons eu une première réunion avec le service métrologie du SPF Économie, et avons débuté les tests en laboratoire pour répondre aux règlements belges", nous précise Michel Niezen, administrateur-délégué de Sirien. "Première adaptation : l'appareil ne pourra pas être porté à bout de bras par un agent de police, comme en France. Il sera déposé sur un trépied."
Ainsi, dans les pays qui l'utilisent, comme la France ou la Suisse, cet appareil, en forme de pistolet (d'où son surnom), a parfois fait craindre à des automobilistes effrayés qu'ils étaient mis en joue par une arme véritable… Ce radar présente en outre l'avantage d'être très maniable et mobile. Il peut être aisément déplacé pour atteindre des endroits où d'autres machines n'auraient pas pu être placées.
"Secundo, cet appareil prendra des photos et des vidéos des voitures prises en excès de vitesse", reprend Michel Niezen.
En effet, la loi française en la matière, moins sévère que la belge, n'exige pas de documenter l'infraction, donc de photographier le contrevenant. Un système qui peut être source d'erreur. En Belgique, l'infraction doit être prouvée.
"Nous sommes clairement intéressés par cette technologie", nous confirme Christophe Brück, de la police fédérale de la route. "Ces radars sont effectivement en cours d'homologation dans notre pays, mais nous ne pouvons pas lancer de marché pour en acquérir tant que celle-ci n'est pas terminée. Quand ce sera le cas, nous réfléchirons à l'opportunité d'en acheter. Mais il est trop tôt pour dire combien et dans quel cadre précis ils seront utilisés."