Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Les inspecteurs qui contrôlent le respect du télétravail ont-ils vraiment la compétence pour déterminer qui peut rester à la maison et qui doit venir au bureau?"

Pierre-Frédéric Nyst, président de l'UCM, a des craintes quant à la manière dont ces contrôles sont menés.

UCM UNIZO
©JEAN LUC FLEMAL

L'annonce d'un renforcement des contrôles et de l'aspect répressif ne fait pas l'unanimité au sein des représentants des indépendants. "Le télétravail s'est imposé depuis près de neuf mois. C'est classiquement le fruit d'un accord dans un contrat de travail entre l'employeur et l'employé. Un troisième larron, l'État, s'est invité dans la relation en imposant le télétravail et vient bouleverser ce consensus ", regrette Pierre-Frédéric Nyst, président de l'Union des classes moyennes (UCM). " En mars, avril et mai, la grande majorité des employeurs a joué le jeu. Neuf mois plus tard, un phénomène d'usure s'est mis en place. Beaucoup d'employés demandent à pouvoir revenir au travail de temps en temps, alors que c'est interdit. De la même manière, des employeurs estiment qu'il est plus facile de travailler avec ses équipes près de soi plutôt que de ne les voir qu'en vidéoconférence. Le ministre Dermagne estime qu'il faut surtout contrôler… Or, cela me semble difficile de le faire en cette période. La population a déjà du mal à adhérer aux mesures. Le Premier ministre, Alexander De Croo, a parlé d'une équipe de 11 millions de Belges. C'est plus vers cela qu'on doit aller."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...