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Le choix "étonnant" de deux commissaires à la reconstruction après les inondations dramatiques en Belgique

Chauffeur privé, missions à temps partiel : le CDH exige les explications du gouvernement.

Le choix "étonnant" de deux commissaires à la reconstruction après les inondations dramatiques en Belgique
©BELGA

La mise en place d'une commission d'enquête sur les inondations doit être votée ce mercredi au Parlement wallon. Une perspective, d'abord voulue par le CDH, qu'avait pourtant rejetée Elio Di Rupo, ministre-Président wallon. La majorité s'y est résolue sans enthousiasme. La commission présidée par Jean-Claude Marcourt aura à établir une chronologie des décisions. Et à répondre à certaines questions : pourquoi ne pas avoir ouvert les barrages plus tôt ? Quid des défauts dans l'organisation des secours ? "Nous ne voulions pas lancer une chasse aux sorcières. Mais si des dysfonctionnements sont constatés, des corrections dans les procédures devront suivre pour que cela ne se produise plus", pointe François Desquesnes, chef de groupe CDH au Parlement wallon, qui sera membre de la commission. Certains éléments interpellants font déjà grincer des dents. Le gouvernement a annoncé fin juillet la mise en place d'un commissariat spécial à la reconstruction. L'arrêté du gouvernement wallon fait état d'"une cellule spécifique et entièrement dédiée à cette situation". Or, le gouvernement a désigné à la tête de ce commissariat Catherine Delcourt, commissaire d'arrondissement de la Province de Liège, et Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie. La patronne des fonctionnaires wallons ne sera pas commissaire à temps plein : un cumul qui interpelle le CDH. "La nécessité de créer un commissariat à la reconstruction paraît évidente. En revanche, la désignation de deux personnes, plutôt qu'une seule, et ayant par ailleurs d'autres fonctions, est étonnante. Secrétaire général du SPW est une tâche à temps plein. Est-ce compatible avec commissaire à la reconstruction sur le plan de la gestion du temps ? reprend François Desquesnes. On aurait pu privilégier l'engagement de logisticien ou planificateur : ces personnes n'ont pas d'expérience en la matière."

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