La N-VA réagit à la démission de Bart De Wever de son rôle de formateur fédéral

Le roi Philippe a reçu jeudi soir le formateur Bart De Wever (N-VA) qui lui a fait son rapport avant de lui remettre sa démission, a indiqué le Palais Royal. Après environ une heure et demie d'entretien, le Roi a accepté cette démission.

ATTENTION EDITORS: EMBARGO ON PUBLICATION TILL 19:00H BRUSSELS TIME N-VA chairman Bart De Wever pictured before the registration of Le Grand Duel Magnette - De Wever (RTL-TVI) - Het grote duel: De Wever - Magnette (VTM), at the VTM television studio in Vilvoorde, Tuesday 28 May 2024. In two weeks, Belgium holds regional, federal and European elections. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ
Formation fédérale: la N-VA réagit à la démission de Bart De Wever de son rôle de formateur fédéral ©BELGA

Le monarque entamera dès vendredi des consultations avec les présidents des cinq partis associés aux négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral : N-VA, MR, Les Engagés, Vooruit et CD&V.

Comme à son habitude, le désormais ex-formateur n'a fait aucun commentaire à sa sortie du Palais.

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Dans la foulée, son parti, la N-VA, a envoyé un communiqué aux rédactions.

"L'objectif était de mettre en place pour le 20 septembre un gouvernement de redressement et de réformes qui protège notre prospérité tout en apportant une réponse réaliste aux énormes défis budgétaires auxquels le pays est confronté", explique le parti nationaliste flamand.

"Pour ce faire, plusieurs groupes de travail se sont réunis ces dernières semaines pour négocier sur différents sujets (asile et migration, sécurité, mobilité, institutionnel, etc.). Parallèlement à ces négociations, un cadre budgétaire a été défini, basé notamment sur des réformes cruciales de notre marché du travail et nos pensions, et une réforme fiscale comprenant une réduction d'impôts. Cette 'super note' devait servir de pierre angulaire au prochain accord de gouvernement. Malheureusement, le formateur doit constater aujourd'hui qu'aucun accord n'a pu être trouvé sur le contenu global de la 'super note' et des tableaux budgétaires qui l'accompagnent", détaille le communiqué.

"En tant que président de la N-VA, Bart De Wever reste convaincu de la nécessité d'un véritable gouvernement de redressement et de réformes pour protéger la prospérité flamande et éviter les sanctions européennes dues au dérapage budgétaire fédéral", conclut le communiqué, tout en remerciant les conseillers et collaborateurs des cinq partis pour "leur travail acharné".

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Jeudi après-midi, la dernière proposition de réforme fiscale du formateur a été rejetée par le MR. Les autres partis de la potentielle coalition Arizona - N-VA, CD&V, Vooruit et Les Engagés - reprochent aux libéraux leur refus de mettre en place une taxe sur les plus-values. De son côté, le président du MR Georges-Louis Bouchez estime que la proposition qui était sur la table n'était pas suffisamment équilibrée entre réformes et fiscalité, dénonçant au passage des "informations partielles ou inexactes dans la presse".

La principale pierre d'achoppement porte donc sur l'introduction d'une taxe sur les plus-values, entre un MR qui ne veut pas en entendre parler et Vooruit pour qui c'est un élément essentiel.

Jeudi, le président de Vooruit, Conner Rousseau, a fustigé le blocage d'une contribution plus juste des épaules les plus larges. Côté centriste, le président du Cd&V Sammy Mahdi s'est dit "très déçu". Les Engagés ont parlé d'un échec "regrettable".

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