Les animaux de ferme aussi victimes de l'inflation: "Ils s'échappent et les propriétaires disent que ces animaux ne pas à eux"
La crise financière touche aussi les propriétaires de chevaux, vaches, cochons et moutons.

- Publié le 03-05-2025 à 07h01
- Mis à jour le 03-05-2025 à 07h05

Chez Animaux en Péril, on fait aussi face à un manque de places. Comme Le Rêve d'Aby, Au bonheur animal, Equi'chance et Help Animals, ce refuge recueille les animaux de la ferme abandonnés. "On est de plus en plus appelé. Les gens font plus attention aux animaux de ferme qu'ils voient. Avant c'était souvent pour des chiens et de chats que les associations étaient appelées", constate Sophie Locatelli, vice-présidente d'Animaux en Péril et présidente du Rêve d'Aby qui se réjouit de cette évolution.
Les cas de maltraitances sont nombreux mais les abandons faute de moyens font aussi leur apparition. "On a ce problème avec les chevaux, surtout les vieux car ils coûtent de plus en plus cher. Les gens préfèrent les abandonner. Mais les propriétaires ne peuvent plus ou ne veulent plus assumer les chèvres, les cochons et les moutons. Ils ne veulent plus ou ne peuvent plus refaire la clôture de l'enclos. Les animaux s'échappent et les propriétaires disent que ces animaux ne les appartiennent pas pour qu'ils deviennent des animaux errants et qu'on les récupère", indique Sophie Locatelli.
Accueillir tout le monde relève en situation de crise économique d'un véritable défi car les refuges réservent les places en priorité pour les animaux maltraités. "On peut adopter des animaux de ferme, chaque année on a 200 à 300 animaux adoptés", rappelle la présidente.
