Accord sur la taxation des plus-values : "On est dans une situation où tout le monde fait un effort pour maintenir le paquebot Belgique à l'équilibre"
Maxime Binet recevait Marie-Christine Marghem ce mardi matin au micro de LN Radio.
- Publié le 01-07-2025 à 10h53
La bourgmestre de Tournai, Marie-Christine Marghem, était l'invitée du "Café sans filtre" ce mardi matin sur LN Radio. L'occasion pour la libérale de revenir dans un premier temps sur l'accord de gouvernement sur la taxation des plus-values, survenu lundi matin. Selon le MR, la Belgique est l'un des pays les plus taxés au monde, et le parti souhaite donc diminuer les taxes chez nous.
Cependant, insiste Marie-Christine Marghem, le MR fait partie d'une coalition gouvernementale et doit pouvoir faire des concessions à certains moments. "Il faut reconnaître que nous (le MR, ndlr) essayons, au sein de ce gouvernement, de faire en sorte qu'à terme, on puisse diminuer la taxation effrayante dont les Belges font l'objet", explique-t-elle, avant d'ajouter : "Venir ajouter une taxe supplémentaire, qui frappe particulièrement la classe moyenne, pour nous c'est quelque chose dont on ne peut pas se réjouir. Maintenant, il y a un accord de gouvernement, il faut le respecter […] On est dans une situation où tout le monde fait un effort pour maintenir le paquebot Belgique à l'équilibre".
Les réformes fédérales touchant les communes
Ensuite, ont été abordées les différentes réformes du gouvernement qui vont toucher les pouvoirs locaux. Marie-Christine Marghem étant désormais bourgmestre de Tournai, elle va voir sa ville impactée par ces différents changements, dont la limitation dans le temps des allocations de chômage. Selon elle, "cela va coûter trois ou quatre millions en plus au niveau du CPAS" de Tournai. Elle estime que 1200 personnes environ vont quitter, via la réforme, "le monde des allocations de chômage".
La libérale concède que pour sa ville, qui est en difficulté financière, dégager ces millions supplémentaires "va être très difficile". D'autant plus qu'elle n'a pas encore reçu les gages du fédéral pour la financer. Mais la bourgmestre tournaisienne juge tout de même la réforme "nécessaire" : "La volonté de cette réforme c'est de remettre de l'activité et remettre le travail au centre de la vie sociale".
Marie-Christine Marghem a également évoqué les autres réformes prévues par le fédéral, comme celle de la fusion des zones de police et celle des médias de proximité.

