Alors que la coalition Vivaldi semblait sur le point de trouver un accord général lors des négociations budgétaires et que des grandes lignes s'étaient dégagées, un blocage de dernière minute avait eu lieu. Il est survenu sur le volet "emploi", plus précisément sur la question de l'assouplissement de la réglementation du marché du travail de nuit. C'est le PS qui a fait volte-face, contraignant le Premier ministre à trouver des solutions. Cela a surtout entrainé le blocage des négociations, qui ont finalement pu aboutir un peu plus tard en matinée.

Ce matin, sur les ondes de la RTBF, Georges-Louis Bouchez avait commenté ces négociations budgétaires, juste après intervention de Pierre-Yves Dermagne, vice-Premier ministre PS.

"Il y a donc bien eu un accord global. Vers 4H30, le Premier ministre a proposé à chacun la dernière mouture qui était sur la table et personne ne s'y est opposé. Tout le monde était d'accord et puis, au moment de rentrer chez soi, il y a eu un petit peu d'agitation. Que les choses soient bien claires, du côté du MR, il y a un accord sur la mouture dans sa globalité. Il n'y a plus de raison de changer les choses. S'il (Pierre-Yves Dermagne, vice-Premier ministre PS) veut analyser quelques chiffres dans le détail, c'est normal qu'il y ait une dernière lecture technique. S'il veut remettre en cause des équilibres, il rouvre toute la discussion", a-t-il lancé d'emblée.

Ce qui avait poussé le PS à faire volte-face, c'est la législation sur le travail de nuit et le travail le dimanche. "De notre côté, rien ne bloque. Et ce, même du côté du PS. Ce qui est prévu, et qui va entrer en vigueur, c'est une facilité du travail de nuit et du travail dominical pour permettre le déploiement de l'e-commerce", ajoutait le président du MR, qui confiait également que plus aucune négociation n'avait lieu ce matin puisque plus personne n'était autour de la table.

Une solution a finalement pu être dégagée. Les négociations ont pu aboutir et un accord officiel a été annoncé, un peu après 9h. "Nous avons eu nos apaisements sur les chiffres", nous indique le PS. Il y a donc un accord après une "intense nuit de choc idéologique" entre les socialistes et libéraux.