Comme prévu, il n’y eut guère de suspense au cours du Comité de concertation de ce vendredi. Tous les acteurs étaient d’accord pour un passage rapide au code jaune du baromètre Corona, synonyme de quasi retour à une vie normale. Moins de deux heures après le début des discussions, tout était réglé.

Fin du masque, sauf dans les transports et les hôpitaux

Le seul point de discorde concernait le port du masque dans les transports en commun. Il a finalement été décidé qu’il resterait obligatoire, mais uniquement au moment de monter à bord. Vous pourrez donc vous balader dans une gare ou un aéroport sans votre bout de tissu. Le masque restera aussi indispensable dans les hôpitaux et les centres de soin. Il ne faudra par contre plus le porter dans les commerces pour faire ses courses. Une petite révolution.

Le CST au placard

Par ailleurs, le Covid Safe Ticket ne sera également plus nécessaire. Ni pour aller au restaurant, ni pour se rendre à la salle de sport par exemple. Il ne sera requis que pour voyager à l’étranger.

Pour rappel, en code jaune, les compteurs de CO2 et les normes de ventilation restent d'application.

Du changement pour les voyages

Par ailleurs, ce Codeco a aussi acté la fin du PLF. Il devient uniquement obligatoire pour les personnes en provenance d’un pays tiers qui ne figure pas sur la liste blanche de l’Union européenne. L'obligation du test est aussi levée si vous avez un certificat de vaccination ou de guérison.

De Croo: "Une page importante se tourne"

Le 11 mars marquera en outre la fin de la phase fédérale du plan d'urgence nationale. "On sera presque à la date du 13 mars, soit deux ans après son entrée en vigueur", a indiqué Alexander De Croo. Le Fédéral, les Régions et les Communautés vont donc pouvoir reprendre la main dans la lutte contre le coronavirus. Cela signifie aussi, indirectement, la fin des Comités de concertation pour annoncer les nouvelles mesures. "Même si la pandémie nous a aussi appris à être prudents et que personne ne sait comment va évoluer l'automne, c'est une page importante qui se tourne. C'est aussi un symbole de notre résilience et de notre persévérance face à une pandémie qui nous a laissé peu de répit."

Le Premier ministre en a aussi profité pour remercier toutes les personnes qui ont permis à notre pays de lutter contre ce virus. "Celles qui ont parfois sacrifié leur propre vie, comme les médecins ou infirmiers. Ainsi que celles travaillant dans la logistique, comme les supermarchés ou les transports, qui sont restées actives durant ces temps difficiles. Je veux également remercier l'ensemble du personnel enseignant."

"On a lutté contre plusieurs variants, cinq vagues, et on a payé un lourd tribut humain de cette crise", a aussi souligné le libéral flamand. "30.000 de nos compatriotes sont morts, ce sont des dizaines de milliers de familles qui ont été touchées, pour qui cette pandémie laissera une blessure très difficile à guérir. Je pense aussi à ces personnes qui ont dû quitter leur emploi ou fermer leur entreprise. Mais c'est une période qui nous appris quelque chose. Si nous travaillons main dans la main, nous sommes capables de passer les obstacles les plus difficiles C'est une leçon importante dans un moment comme celui-ci, alors que nous sommes confrontés à l'impensable avec cette guerre en Ukraine."

Vandenbroucke: "Le résultat de beaucoup d'efforts"

Souvent moins optimiste que ses collègues, Frank Vandenbroucke a lui aussi laissé transparaître une certaine forme de soulagement. "Je pense qu'aujourd'hui nous franchissons une étape fort importante. C'est le résultat de beaucoup d'efforts. Je voudrais me rallier aux remerciements de mes collègues. (...) Nous sommes tous contents et très soulagés qu'une série d'obligations disparaissent. Mais cela ne signifie pas que nous devons oublier toutes les bonnes habitudes acquises. (...) On sait maintenant comment il faut gérer une situation pour la rendre plus sûre. Ce que je voudrais dire également, c'est que notre situation actuelle est meilleure que celle de nos pays voisins", s'est félicité le ministre fédéral de la Santé. "Ce n'est pas un concours mais c'est le résultat de la souplesse dont nous avons fait preuve en matière de levée des restrictions. Nous avons été plus prudents, mais l'épidémie n'est pas terminée pour autant."

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