Covid VS décideurs: et 1, et 2, et 3-0
La dernière humeur de Jean-Marc Gheraille.

- Publié le 25-03-2021 à 07h02
- Mis à jour le 25-03-2021 à 11h02

Un an après le premier lockdown en mars 2020, nos dirigeants n'ont trouvé qu'une seule solution pour enrayer la pandémie : on referme (ou presque). Avec cette insupportable impression que l'on se fiche de nous et que tout est de notre faute. Parce que les Belges ne respectent pas les gestes barrières, la bulle de un, le télétravail et on en passe. Ce qui est globalement faux. Ce re-re-confinement de quatre semaines sonne comme un échec criant de ceux qui sont censés gérer. Qui peut vraiment croire que tout soit fermé jusqu'au 26 avril et que six jours plus tard, nous prendrons tous l'apéro du patron au resto ?
Peut-on encore être crédule après tant d'atermoiements, d'approximations et d'erreurs qui ont fait vaciller l'adhésion des gens ? En un an, nous avons vécu la saga des masques, du testing et aujourd'hui la vaccination patine solidement. Autant de couacs pour lesquels il n'y a aucun responsable.
Les dirigeants préfèrent nous culpabiliser. C'est notre faute que ce virus circule. Sorry mais si nous sommes contraints d'accepter les décisions, nous ne sommes pas obligés ni d'applaudir ni d'adhérer. Face au virus, les gouvernements ont été battus sur un score de 3-0 avec trois confinements. Et le match n'est pas terminé…
Pour ceux qui veulent encore croire la parole officielle, une réouverture devrait avoir lieu le 26 avril. Le jour "anniversaire "des 35 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Le cœur du réacteur des Belges est plus qu'en surchauffe. La santé mentale de la population pique du nez. Ce sont bientôt de nouveaux hôpitaux psychiatriques qu'il va falloir construire.