Le divorce Trump-Musk, la dure leçon d'un fiasco annoncé
La Dernière Humeur de Ludovic Jimenez.

- Publié le 30-05-2025 à 06h51

Après quatre mois passés au sein de l'administration Trump, Elon Musk a donc décidé de claquer la porte. S'il a salué le président publiquement, il a également étrillé la loi budgétaire du gouvernement américain, marquant la première vraie rupture dans une alliance jusqu'ici sans faille.
La "grande et belle loi", comme l'a nommée Donald Trump, est en attendant à l'examen au Congrès. Elle entend concrétiser des promesses phares de campagne, notamment la prolongation de crédits d'impôt massifs. Mais d'après plusieurs analyses parlementaires indépendantes, cette version du texte creuserait le déficit fédéral de 3 800 milliards de dollars sur la prochaine décennie. "Je pense qu'une loi peut être grande ou qu'elle peut être belle.
Mais je ne sais pas si elle peut être les deux", a même lancé Elon Musk dans une interview à CBS News, dont la diffusion intégrale est prévue dimanche. Cette déclaration ouvre en tout cas une première véritable fissure publique dans une alliance politique hors norme et alors que le patron de Tesla avait promis de faire économiser 2.000 milliards de dollars à l'État fédéral américain, n'a, selon son propre aveu, réduit les dépenses que de 175 milliards. S'il incarnait l'un des symboles les plus forts de la victoire de Donald Trump, à coup d'annonces tonitruantes et de mesures populistes, en quelques mois seulement, Musk est devenu celui de son retentissant échec.