Pour être populaire, soyez absents et faites vous oublier
Une humeur signée Gauvain Dos Santos
- Publié le 28-09-2025 à 20h51

Attrapez un quidam en rue que tout éloigne de la politique. Demandez-lui de citer le nom d'un politicien francophone du moment. Il y a fort à parier qu'il connaîtra moins de noms qu'il n'a de doigts à la main. À tous les coups, il saura citer Georges-Louis Bouchez.
Le président du MR est l'homme le plus médiatisé au sud du pays et il occupe une belle place au nord. Pas un jour ne passe sans qu'il ne squatte la une d'un site d'information Et pourtant, le libéral n'apparaît pas dans le top 10 des personnalités politiques les plus populaires de Wallonie, publié par Le Soir.
Si l'on trace une corrélation entre son hypervisibilité et son manque de popularité, on pourrait déduire que trop de Bouchez tue Bouchez. À l'inverse, une grande discrétion associée au souvenir d'un travail politique marquant peut laisser une popularité s'étendre sur la durée. C'est le cas de Sophie Wilmès, première femme à devenir Première ministre, de surcroît dans une période où aucun mec n'osait y aller.
Selon le libéral, cette impopularité est le prix que paient ceux qui mouillent leur chemise et osent des réformes basculantes et bousculantes. Sur ce point, il faut reconnaître que les gouvernants actuels voient tous leur cote baisser à vue d'œil, signe que leurs réformes sont loin d'être très populaires.
