Rupture du contrat social
L'édito de Mathieu Ladevèze.

- Publié le 07-04-2026 à 06h47
- Mis à jour le 07-04-2026 à 06h48
Le ministre en charge de la réforme David Clarinval (MR) était confiant, la semaine passée, alors qu'une troisième vague de chômeurs de longue durée perdait ses allocations-chômage.
"On voit qu'il y a de nombreuses inscriptions dans les formations. On voit qu'il y a de nombreuses personnes qui cherchent du travail. On voit qu'il y a beaucoup de personnes qui trouvent du travail. On voit qu'il y a beaucoup d'entreprises qui voient affluer plus de demandes", s'est-il réjoui le 1er avril sur RTL.
Plus de demandes ne signifie pas pourtant plus d'embauches, surtout pour des personnes qui n'ont pas connu le marché du travail depuis longtemps. C'est ce qu'atteste cette étude menée par Groupe S. Huit employeurs sur 10 partagent l'opinion selon laquelle une période de chômage de longue durée constitue un risque à l'embauche, révèle le secrétariat social.
Nombre de ces patrons, note encore l'étude, refusent de financer la formation des chômeurs de longue durée en quête d'un emploi. C'est ici une rupture du contrat social. L'Arizona a redéfini le droit des chômeurs, imposé un retour à l'emploi par la fin des cotisations chômage. Il doit également forcer les patrons à accompagner ces chômeurs vers un emploi de qualité en les formant.