La politique-spectacle de la rentrée
Un édito de Gauvain Dos Santos.
- Publié le 31-08-2026 à 07h18

Sobriété et dénuement. C'est l'image qui se dégageait du spectacle offert par Paul Magnette lors de sa rentrée politique à l'Adventure Valley de Durbuy. Le président du PS, tout vêtu de noir dans un style normcore-prolétaire 2026 soigné, a tenu un discours sur une petite estrade en bois battue par les vents. Avec un brin d'imagination, on pouvait déceler dans cette mise en scène les leaders syndicaux du début du siècle passé qui haranguaient les foules juchés sur une caisse en bois retournée.
Dans un style radicalement opposé, Georges-Louis Bouchez a clôturé samedi le campus d'été du maire de Cannes, David Lisnard. Le candidat de Nouvelle Energie est arrivé sur scène au son d'Elvis Presley demandant "moins de conversation" mais le président du MR n'a pas suivi le message subliminal puisqu'il a étiré son argumentaire antitaxe et protravail avec une tonalité qui semble avoir conquis le public. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Français ont salué la gouaille du "Milei belge" dont... Sardoche, le streamer aux multiples controverses qui le présente comme le "crack absolu".
De son côté, Ecolo a appelé à déclarer l'urgence climatique et à mettre mettre en place un Plan de protection climatique. Le message était envoyé depuis Massembre, un domaine situé à la frontière franco-belge. Difficile d'être encore moins visible.
Rien de neuf pour la rentrée, donc, à l'exception de Sardoche.
