5 ans pour le prof abuseur

Ph. Bt

Il donnait des cours vraiment très particuliers à ses élèves
BRUXELLES La décision du tribunal correctionnel de Bruxelles ne laisse planer aucun doute sur la gravité des gestes posés par l'ex-instituteur du collège Saint-Michel, Luc Tihon, âgé de 45 ans.

Au cours de la lecture de son prononcé, le tribunal a souligné la gravité des actes, et par conséquent sur les conséquences que cela entraîne dans l'équilibre des victimes, à savoir de jeunes enfants. La présidente Claire De Gryse a précisé que l'ex-instituteur Tihon était coupable de viol commis entre 1990 et 1995, à l'encontre d'un élève âgé de 10 ans au moment des premiers faits. La justice bruxelloise a estimé que le prévenu s'était rendu coupable d'attentats à la pudeur et d'outrages aux moeurs envers la même victime, mais aussi à l'encontre d'un autre enfant.

Attouchements pendant les classes vertes

En réalité, il apparaît que l'ancien prof ciblait ses proies avec une redoutable perspicacité. Les victimes étaient systématiquement des enfants connaissant des retards scolaires, des problèmes familiaux ou issus de milieux défavorisés.

Le prévenu proposait aux parents de donner des cours particuliers. C'est ainsi que les enfants se retrouvaient chez le prévenu, et étaient ainsi amenés à dormir... avec Luc Tihon. Des abus ont également été commis lors de classes vertes. Toutefois, les faits ne se sont jamais produits dans l'enceinte du collège Saint-Michel.

C'est en août 2001 que Luc Tihon a été arrêté par la police. Au cours de l'instruction, l'homme est passé aux aveux. Il a notamment détaillé les faits. Le prévenu reconnaissait avoir eu un comportement déplacé à l'égard des enfants. Il parlait notamment d'attentats à la pudeur, d'outrages aux moeurs, de baisers volés, mais aussi et surtout de fellation. Ce qui explique la prévention de viol.

Tenant compte de ces aveux, la 54e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a donc déclaré les accusations établies à charge de Luc Tihon. Seule la prévention de harcèlement et de sadisme à l'encontre d'un élève n'a pas été retenue.

Par conséquent, la justice bruxelloise a infligé une lourde peine de 5 ans de prison à l'encontre de Luc Tihon. Cette sanction est assortie d'un sursis pour ce qui excède la détention préventive déjà purgée.

Luc Tihon avait été arrêté en août 2001 et avait été incarcéré pendant 10 mois. Il ne retournera donc pas en prison, sauf en cas de récidive.

© La Dernière Heure 2005

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