Un Liégeois se bat pour sa fille au Mexique
Il cherche à récupérer sa petite Sofia qui était placée dans un orphelinat pour enfants abandonnés.
- Publié le 05-06-2015 à 03h57
- Mis à jour le 05-06-2015 à 06h53

Il cherche à récupérer sa petite Sofia qui était placée dans un orphelinat pour enfants abandonnés. Une petite fille de 4 ans et demi dont le père, Laurent Mathieu, est originaire de Liège est au centre, au Mexique, d'un conflit dont s'emparent les médias.
Depuis la naissance de l'enfant, le Belge de 29 ans se heurte sur place à tous les obstacles pour faire reconnaître sa paternité.
Après avoir enfin obtenu deux jugements favorables, Laurent pensait avoir marqué des points. C'est là que cela se gâte : il est à présent victime d'intimidations et vient d'échapper à un accident volontaire.
L'ambassadeur conseille au jeune Belge de rentrer en Belgique. À Liège, sa mère, Marie-Laurence Mathieu, craint pour la vie de son fils.
La paternité biologique ne fait aucun doute, comme le prouvent les tests génétiques concluants pratiqués au Mexique par un laboratoire agréé. Malgré les résultats, les tribunaux ne lui donnent pas satisfaction et Laurent Mathieu se plaint aussi de n'avoir pas accès au dossier.
En outre , Laurent a découvert que sa fille a été placée plusieurs semaines dans un orphelinat pour enfants abandonnés.
Dans un mail, Laurent ajoute que sa fille a été maltraitée et battue.
Comme nous l'indiquions, des médias mexicains prennent fait et cause pour lui. Et des policiers, dit-il, se demandent comment la Belgique ne réagit pas officiellement.
Marie-Laurence : "Mon fils me dit que notre ambassadeur qui est au courant de l'affaire lui a donné le conseil de rentrer. Laurent lui a répondu "Et ma fille, j'en fais quoi."
Et l'ambassadeur a eu cette réponse : "Rentrez, monsieur, ne traînez plus ici."
Laurent a décidé de ne surtout pas lâcher prise, même si, dit-il, "je suis épuisé aussi bien physiquement que psychologiquement. Et financièrement aussi." Et Laurent ajoute : "Je pense que sans intervention plus poussée de l'ambassade ou, encore mieux, de la Belgique au niveau de son ministère des Affaires étrangères, jamais ma fille ne pourra plus être en sécurité et avoir une vie saine et épanouie."
C'est un appel au secours, un cri de détresse.
En Erasmus au Mexique pendant ses études d'ingénieur en gestion à l'ULg, le Belge a fait la rencontre d'une jeune femme et c'est de la relation - aujour- d'hui finie - qu'est née l'enfant, le 10 octobre 2010, le 10 du 10 en 2010.
Malgré les tests de paternité et des indices nombreux et variés comme notamment des photos à la maternité, la mère s'oppose à la reconnaissance de Sofia par son père.
Entre-temps, la maman s'est mariée à un individu décrit à Merida (Yucatan) comme une sorte de caïd local, et qui semble avoir les juges dans sa poche.
Alors que les jugements fédéraux sont favorables au Belge, les jugements locaux lui donnent systématiquement tort. Les deux derniers - décisions de la justice fédérale - viennent de décider en faveur du jeune Belge que sa fille n'aurait jamais dû être placée dans un orphelinat public et que l'organisme de référence - l'institut de défense de la famille - aurait dû lui permettre de reconnaître sa fille depuis déjà 2013.
Et c'est ce qui a permis à Laurent de revoir sa fille la semaine passée : des photos de bonheur, prises jeudi dernier, montrent l'attachement de l'enfant pour son père. Ça n'a par contre sans doute pas plu.
Le Liégeois se dit en danger. "Je suis suivi […] On m'est rentré volontairement dedans en voiture", écrit-il. Le Belge a déposé plainte mais, dit-il, "ma plainte n'a jamais été enregistrée dans le système de la police mexicaine".
"Toutes mes démarches sont dans le respect de la loi et de la justice mexicaines. Je n'ai plus d'argent. On me menace. Je suis à bout. Mais je n'abandonnerai pas ma petite fille."