Braquage mortel d'un bijoutier à Bruxelles: "Je ne pensais pas l'avoir frappé si fort"
Gheorghita Lipovanu a reconnu, hier, les coups sur le bijoutier Dominique Legros, tué en 2010 dans sa boutique de la rue du Midi.
- Publié le 08-09-2015 à 21h17
- Mis à jour le 09-09-2015 à 12h25

Gheorghita Lipovanu a reconnu, hier, les coups sur le bijoutier Dominique Legros, tué en 2010 dans sa boutique de la rue du Midi. Gheorghita Lipovanu, dit "Le Fou", a confirmé hier devant les assises de Bruxelles avoir porté des coups de poing à Dominique Legros, le 24 juillet 2010. "On lui a dit que nous étions intéressés pour vendre de l'or. Il a pris les bijoux et les a regardés. Après, il s'est passé ce qu'il s'est passé", a lancé Lipovanu, un Roumain de 41 ans. L'homme a frappé "à deux reprises, au visage, avec (ses) poings", pour "pouvoir l'immobiliser". Mais il précise : "Je ne pensais pas l'avoir frappé si fort." "On verra l'état dans lequel le visage de cette personne se trouvait après que vous l'avez frappé, M. Lipovanu", a lâché, sec, le président De Grève.
Nicolae "Nicu" Samoila, présent ce jour-là dans la bijouterie de la rue du Midi, à Bruxelles dit avoir ensuite "mis ses gants" pour aller dans la pièce du fond "chercher l'or et l'argent. J'ai trouvé une clé, je l'ai mise dans le coffre mais ça ne s'ouvrait pas. Alors je suis revenu vers le bijoutier pour demander le code. Mais c'était trop tard." Dominique Legros était déjà inconscient. "J'étais choqué. Il saignait. J'ai essayé de lui donner les premiers soins, j'ai enlevé le tape sur son visage, je l'ai placé de côté pour qu'il puisse cracher le sang. Alors il a recommencé à respirer."
Puis, les braqueurs sont repartis avec 3.600 € en cash comme butin. "Quand vous êtes partis, la victime respirait encore ?", interroge le président. "Oui", répond Samoila. C'est quelques années plus tard, en détention en Italie, que cet homme de 35 ans a appris que "le monsieur était mort".
Les cinq hommes jugés pour le vol avec circonstance aggravante de meurtre ne se sont cependant pas accordés sur l'identité de l'instigateur des faits. Ils affirment tous ne plus s'être revus une fois le braquage commis.
L'audience se poursuit aujourd'hui et demain avec l'audition de la juge d'instruction Berta Bernardo-Mendez et les policiers qui ont mené l'enquête.
