À peine arrivés en vacances en France, des Belges ont dû être évacués: "Le ciel est noir: on ne voit plus le soleil!" (PHOTOS)
"Devant moi, il y a plusieurs collines. Tout a brûlé ! Je pense que le feu a repris : il y a de nouveau beaucoup de fumée noire."
- Publié le 27-07-2017 à 10h00
- Mis à jour le 27-07-2017 à 10h04
À peine arrivés en vacances en France, de nombreux Belges ont dû être évacués. "Devant moi, il y a plusieurs collines. Tout a brûlé ! Je pense que le feu a repris : il y a de nouveau beaucoup de fumée noire."
Cemal était arrivé camping-car à Bormes-les-Mimosas ce dimanche avec sa compagne et ses beaux-parents. Hier après-midi, il ignorait si sa caravane avait brûlé ou pas. Il a été évacué du camping dans la nuit de mardi à mercredi. "On nous a réveillés et dit d'aller sur la plage. Vers 9h30 du matin, on a pu regagner le camp. Quelques heures plus tard, des feux se sont déclenchés. Ils étaient beaucoup plus proches et nous encerclaient. Je n'ai pas eu le temps de prendre mes affaires. Juste quelques couvertures, au cas où."
Comme des centaines de familles, Cemal et ses proches doivent passer leurs nuits hors du camping : avant-hier sur la plage et hier à l'école de voile du coin. "Nous avons évacué tous les campings situés dans des zones sensibles", déclarait, hier matin, François Arrizzi, le maire de la commune de Bormes-les-Mimosas. "C'est un cauchemar : un feu qui part à minuit avec ce vent, sachant que les bombardiers d'eau ne peuvent démarrer que le matin".
Avec 8 à 9 millions de visiteurs par an, le département du Var est la principale destination touristique en France, juste derrière Paris. Dans la très touristique zone de Bormes-les-Mimosas, entre 10.000 et 12.000 personnes ont dû être évacuées en une nuit. À l'heure d'écrire ces lignes, les flammes ont dévoré 1.300 hectares dans le sud-est de la France et 2.000 en Corse. 550 sapeurs-pompiers sont mobilisés ainsi que plusieurs bombardiers d'eau. La France a même sollicité des Canadair dans le cadre de l'aide européenne. "Il y a des avions partout ! À certains moments, ça brûle dans tous les sens et on ne voit plus le soleil tellement le ciel est noir !", s'écrie Cemal au bout du fil. Derrière lui, le bruit des sirènes résonne. À cause de vents forts, le feu s'est propagé et a pris de l'ampleur.
Cemal décrit un environnement apocalyptique, entouré de flammes de 10 ou 15 mètres de haut. "La Ville a ouvert différents lieux pour qu'on puisse passer la nuit, comme les gymnases. Nous sommes très nombreux et beaucoup de gens font des malaises."
Comme de nombreux vacanciers, il espère que l'incendie sera vite maîtrisé pour pouvoir récupérer ses affaires. Il ignore dans quel état il les retrouvera. Inquiet, il relate une rumeur redoutable : plus de 200 caravanes auraient brûlé. "Ils disent que le camping est fait pour résister. Je ne sais pas ce que ça va donner… En tout cas, si le camping est toujours debout, si on a toujours nos affaires, je compte bien terminer mes vacances ici !", conclut-il, déterminé.

