Icon payantArticle réservé aux abonnés

Un policier belge excédé témoigne : "On nous déteste, on nous menace, il n'y a plus aucune place pour la nuance"

Un policier témoigne : pour lui, la situation s'explique aussi par l'origine des policiers bruxellois.

Un policier belge excédé témoigne : "On nous déteste, on nous menace, il n'y a plus aucune place pour la nuance"

Un policier témoigne : pour lui, la situation s'explique aussi par l'origine des policiers bruxellois.

La manifestation des policiers prévue ce vendredi, Jonathan (prénom d'emprunt) n'y assistera pas. "Je ne suis pas fan de ce genre de démonstration qui ne va rien résoudre", nous confie le policier bruxellois qui a accepté de témoigner sous couvert de l'anonymat.

Lui aussi en a pourtant gros sur le cœur, excédé par les critiques, et les qualificatifs utilisés contre sa profession, particulièrement ces dernières semaines. "On nous traite de racistes, de violents. On nous déteste et cette haine ne fait que s'accentuer avec des séquences vidéo qu'on montre en coupant volontairement ce qui plaide en notre faveur. Avec les réseaux sociaux, cette haine ne fait qu'augmenter, la situation s'aggrave", regrette ce jeune policier, fatigué des avis "noirs ou blancs". "Il n'y a plus de nuance. Cela vaut d'ailleurs pour tout. Et c'est vraiment dommage. On ne peut pas nier l'existence de certaines bavures mais il faut aussi pouvoir reconnaître qu'elles sont beaucoup moins nombreuses que par le passé. Les caméras installées dans les commissariats ont d'ailleurs largement contribué à la chute de celles-ci. On ne peut pas nier certains comportements racistes, mais ils sont beaucoup moins importants que ce que certains tentent de démontrer. Il faut aussi comprendre pourquoi on en arrive là", poursuit le policier pour qui certains comportements s'expliquent aussi par l'origine des policiers bruxellois.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...