Fusillades en série à Molenbeek-Saint-Jean : le "dernier soldat" d'une association de malfaiteurs écope de 8 ans ferme
Youssef M. a été condamné à une peine de huit ans de prison. Il est coupable d'une tentative d'assassinat commis au parc Bonnevie à Molenbeek-Saint-Jean, en novembre 2024.

- Publié le 22-10-2025 à 15h02

La 46e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a rendu son jugement en cause de Youssef M., 19 ans, poursuivis pour une tentative d'assassinat commise au parc Bonnevie à Molenbeek-Saint-Jean, en novembre 2024. Ce parc a été le théâtre de nombreuses fusillades entre trafiquants de drogue, ces dernières années.
En une semaine au mois de novembre 2024, trois incidents de tirs ont eu lieu au parc Bonnevie, tous commis avec la même arme. Youssef M. a été condamné à huit ans de prison dans le cadre de celle survenue dans la nuit du 21 novembre 2024, la dernière de cette série.
Youssef M. a été recruté par une association de malfaiteurs pour abattre des dealers concurrents, estimait la substitut du procureur du Roi aux réquisitions le mois dernier. Elle le qualifiait de "dernier soldat de l'association."
Il contestait
Le suspect contestait toute intention d'homicide et évoquait des menaces par arme. Youssef M. assurait avoir simplement tenté de récupérer 50 euros de stupéfiants qui lui auraient été rackettés précédemment.
Le tribunal n'a pas retenu cette version. Sur les images de vidéosurveillance aux abords du parc, on le voit débarquer le visage masqué et le bras directement tendu en direction de la victime, qui ne s'est jamais déclaré auprès des autorités. Celle-ci est parvenue à fuir après les coups de feu tout comme Youssef M. et un complice en trottinette.
La présence policière avait toutefois été renforcée dans le coin suite aux précédentes fusillades. Les policiers ont ainsi rapidement pu intercepter Youssef M. mais pas son complice.
Les forces de l'ordre ont découvert dans son GSM un message ne comportant qu'une simple adresse, reçu quelques minutes avant les tirs. Youssef M. n'a jamais réellement pu en expliquer la provenance. Tout comme il n'a pas souhaité donner le nom de "l'ami" qui lui a fourni l'arme à feu. Youssef M. contestait également faire partie d'une association de malfaiteurs, il se décrivait comme un dealer indépendant.
Le jeune homme dispose d'un mois pour interjeter appel de la décision rendue par la 46e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles.