Quatre ans requis contre un entraîneur de football pour viol commis dans un parc à Anderlecht
Dans la nuit du 20 au 21 février 2023, une victime d'à peine 18 ans aurait été violée par un entraîneur de football à Anderlecht. Un an plus tard, la victime et son présumé agresseur ont entretenu une nouvelle relation car elle ne l'aurait pas reconnu.

- Publié le 19-11-2025 à 11h00

"C'est un dossier lunaire", reconnaît d'emblée le procureur du Roi, aux réquisitions ce mardi devant la 54e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Yohan M., un jeune entraîneur de football amateur, est poursuivi pour le viol d'une jeune femme de 18 ans.
Les faits auraient eu lieu non loin de la station de métro Ceria à Anderlecht, dans laquelle le prévenu a reconnu la victime. Le jeune homme décide de l'aborder et fini par lui prendre son téléphone, dans lequel il a ajouté son Snapchat. Yohan M. a refusé de lui rendre son GSM et l'aurait ensuite entraînée dans un parc.
Elle ne l'a pas reconnu
La jeune fille aurait subi une balayette de sa part, puis un viol à même le sol, selon l'avocat de la partie civile, Me Laurent Kennes. Le prévenu, défendu par Me Yannick De Vlaemynck, conteste et évoque une relation consentie. Il en veut pour preuve, qu'en novembre 2024, ils se sont à nouveau croisés et ont entretenu une relation consentie, reconnaissent-ils ce mardi. Parce qu'elle ne l'aurait pas reconnu, selon Me Kennes qui évoque une tentative de manipulation des faits pour justifier ses actes de 2023.
Me De Vlaemynck rappelle qu'aucune lésion n'a été découverte sur le corps de la victime à l'époque et qu'il n'est pas invraisemblable que la victime ait menti pour ne pas révéler la vérité à son ex-compagnon. Pour le procureur du Roi, le crédit est à donner à la victime. Il requiert une peine de 4 ans de prison.
Le jugement sera rendu le 23 décembre.