Faits divers Elle accuse un escort boy de proxénétisme. Le tribunal de Nivelles tranchera ce jeudi.

Fonctionnaire au ministère des Finances le jour, prostituée derrière une vitrine la nuit. Celle qu’on prénommera Julie se retrouve devant le tribunal correctionnel de Nivelles. Elle accuse un escort boy de l’avoir contrainte à se prostituer. La chambre du conseil avait pourtant acquitté le jeune homme pour le volet coups et blessures à l’encontre de la prostituée de nuit. Mais appel a été lancé par la partie civile.

Les deux anciens amants se sont donc retrouvés devant le tribunal, sept ans après la première plainte.

Après les plaidoiries fin mars, le jugement est attendu jeudi prochain dans ce dossier dans lequel intervient l’avocat Henri Laquay. Il défend l’escort boy accusé de proxénétisme. Pour le pénaliste, pas de doute, cette histoire n’est que vengeance dans le chef de la fonctionnaire du ministère des Finances. C’est ce qu’il a plaidé.

La jeune femme n’aurait pas supporté sa rupture avec l’escort boy. Ce serait d’ailleurs au lendemain du terme mis à la relation que la fonctionnaire aurait décidé d’aller déposer plainte, le 23 mars 2012 précisément.

La jeune femme assure qu’elle était forcée de vendre ses charmes la nuit, derrière une vitrine, avant de rejoindre son poste au ministère des Finances aux premières heures du jour.

L’escort boy, habitué à séduire des dames plus âgées que lui, assure que la victime était séduite par son mode de vie, consistant à récolter de l’argent facile en échange de quelques services sexuels dispensés à des femmes âgées au portefeuille bien garni.

L’avocat de la fonctionnaire a tenté de convaincre le tribunal que l’escort boy profitait bel et bien des bénéfices engendrés par cette activité de nuit exercée par sa cliente.

Des lettres d’amour ont même été lues devant le juge pour prouver la bonne foi de l’escort boy, dont le profil, a assuré son avocat, ne correspond pas à un proxénète.

Vengeance ou job supplémentaire nocturne forcé pour cette employée du ministère des Finances ?

La justice de Nivelles tranchera ce jeudi.