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Sans diabolisation ni complaisance, on est entrés dans la tête d'Eric Zemmour

Il rêve de faire ce que Marine Le Pen n'aura peut-être jamais les épaules d'accomplir. De franchir le Rubicon que Bainville a regretté d'avoir regardé de l'autre côté de la rive. Crédité à 17% d'intentions de vote à ce stade précoce de la présidentielle, le même pas candidat Eric Zemmour est fictivement au second tour. Mais que pense-t-il vraiment ? Immersion, au-delà des caricatures de ses adorateurs et de ses contempteurs.

Sans diabolisation ni complaisance, on est entrés dans la tête d'Eric Zemmour
©BELGA

C'est une fusée. Le quasi-candidat Zemmour a, en un mois, "disrupté", histoire de débuter avec un mot de novlangue de la start-up nation macronienne qu'il vomit, la campagne présidentielle parmi laquelle il fait figure de (quasi) candidat derrière lequel tous ses rivaux, déconfits, doivent se positionner. Avec 17% d'intentions de vote, le voilà hypothétiquement propulsé au second tour, évinçant Marine Le Pen sur sa propre droite. Si la Belgique est à ce stade exempte d'un homme de son érudition et de sa radicalité, nier que ses idées percolent serait aujourd'hui stupide. Mais justement, que pense-t-il vraiment ? Nous avons beaucoup écouté et lu Zemmour. Voici ce qui tourne dans sa tête, précisément, sans diabolisation ni complaisance, sur 3 points majeurs.

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