Un gang d'orques sème la terreur en Méditerranée en fonçant sur les bateaux pour les couler

Le groupe a déjà attaqué de nombreux bateaux le long des côtes européennes et africaines.

Depuis plusieurs semaines, un phénomène intrigue en Méditerranée : des groupes d'orques s'en prennent aux bateaux pour essayer de les couler. Cela se passe entre les côtes marocaines et espagnoles, au milieu du détroit de Gibraltar. Et pour s'y prendre, ces différents groupes suivraient les conseils de Gladis, une orque qui avait été traumatisée par une blessure infligée par une collision avec une embarcation. Elle apprendrait ainsi ses techniques aux autres orques nageant dans le détroit.

L'une des dernières attaques recensées remonterait au 2 mai dernier au large de la ville marocaine de Tanger, comme l'ont signalé les passagers d'un yacht au Telegraph. Un groupe de six orques s'est ainsi approché du navire pour tenter de le faire chavirer. "C'est une expérience que je ne pourrai jamais oublier", a raconté l'un des passagers, Nous étions sur un bateau de 22 tonnes d'acier, et pourtant, voir trois orques foncer sur nous était très intimidant."

De nombreux dégâts

De son côté, le skippeur du navire, Greg Blackburn s'est avoué très surpris de sentir deux grands coups dans son gouvernail, avant d'apercevoir les orques fonçant à nouveau sur le navire. "Quand je les ai vues, je me suis dit qu'on allait avoir du fil à retordre", a-t-il expliqué. Mais les manœuvres de l'homme ont réussi à garder le bateau à flot jusqu'à ce que les prédateurs finissent par se lasser. Mais leur passage a laissé des traces puisque les frais de réparation du yacht s'élèvent à plusieurs milliers de livres sterling.

Cet acte est loin d'être isolé. Deux jours seulement après cette attaque, une autre du même genre était signalée le long des côtes espagnoles. Un groupe de trois orques aurait percé le gouvernail d'un voilier qui a dû être remorqué par les garde-côtes, avant de finalement couler à son entrée dans le port de Barbate en Andalousie. "Les deux petits ont observé la technique de la plus grande et, avec un léger élan, ont aussi percuté le bateau", a affirmé le capitaine. Un mode opératoire qui rappelle celui de Gladis et de son groupe d'orques.

Pas un phénomène nouveau

Évidemment, le phénomène interpelle et pose question. Selon le biologiste portugais Alfredo Lopez Fernandez, le traumatisme vécu par la meneuse Gladis l'a rendu beaucoup plus agressive envers les navires. Les orques étant des animaux étant capables d'apprendre les uns des autres, son comportement agressif est imité par ses congénères.

Libération rappelle également que ces attaques d'orques ne sont pas un phénomène nouveau. Les attaques d'orques sont fréquentes dans le détroit depuis 2020 sans que l'on puisse les imputer à Gladis.

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