"Joe Biden a tenté de tuer Donald Trump": quand les théories du complot déferlent après l'assassinat manqué de Trump
Deux camps s'affrontent : ceux qui pensent que Joe Biden a essayé de faire tuer Donald Trump, et ceux qui avancent que Donald Trump est derrière sa propre attaque.

- Publié le 15-07-2024 à 19h42

Quelques minutes après la tentative d'assassinat de Donald Trump, les théories du complot ont déferlé sur les réseaux sociaux. Avec d'un côté ceux qui avancent que Joe Biden a essayé de faire tuer Donald Trump, et de l'autre ceux qui pensent que Trump lui-même est derrière sa propre attaque.
Exemple concret avec une vidéo en gros plan d'une spectatrice soi-disant "suspecte" au meeting tenant une pancarte "Biden" ou une photo d'agents de service de sécurité tout sourire tenant un Donald Trump ensanglanté, ont circulé massivement sur X, comme autant de "preuves" que l'attentat était "organisé", voire "planifié". Parmi les théories les plus surréalistes qui ont circulé sur le web, on peut également citer le meurtre "commandité" par la CIA, Barack Obama ou encore l'ancien vice-président républicain Mike Pence.
D'après le Washington Post, des milliers de personnes ont même retweeté des affirmations non fondées selon lesquelles les coups de feu proviendraient d'un pistolet à air comprimé, quand d'autres internautes ont tenté eux-mêmes d'identifier le tireur, assurant à tort, notamment, qu'il s'agissait d'un YouTubeur italien. Plus généralement, on assiste dans les deux camps politiques américains à des signes de conspirationnisme accru.
"Les théories du complot fournissent souvent une histoire simple pour donner une raison de ne pas affronter la réalité, explique Imran Ahmed, directeur du Centre de lutte contre la haine en ligne. Dans leurs publications, beaucoup font référence à l'assassinat du président Kennedy en 1963 en se demandant si "on ne va pas nous refaire le coup du tireur isolé".
De plus, la multitude d'images, officielles et amateur, fournit la possibilité de créer un discours alternatif. Il faut dire que la facilité d'accès aux réseaux sociaux peut également galvaniser les individus dans l'idée qu'ils participent tous à une forme d'enquête et d'hystérie collective.