Guerre au Moyen-Orient: Israël annonce la "phase suivante" et promet d'"autres surprises", le Liban annonce un bilan de 123 décès

La guerre au Moyen-Orient est entrée jeudi dans son sixième jour avec des bombardements israéliens sur Beyrouth, Washington et Israël affichant leur confiance face à un Iran selon eux nettement affaibli. En Belgique, a également eu lieu un Conseil National de Sécurité (CNS).

Tandis que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, les ministres du gouvernement fédéral se sont réunis pour un Conseil national de sécurité. Plus tard dans l'après-midi, les premières décisions ont été présentées à la Chambre.

Le Premier ministre, Bart De Wever, évoque trois priorités : La sécurité des citoyens belges présents dans la région, l'impact du conflit au Moyen-Orient sur notre sécurité nationale, et les intérêts économiques de la Belgique au Moyen-Orient. "Nous suivons attentivement les conséquences pour notre approvisionnement", a précisé Bart De Wever.

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Trump promet de nouvelles mesures pour lutter contre la hausse des prix du pétrole

"De nouvelles mesures pour réduire la pression sur le pétrole sont imminentes", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un événement à la Maison Blanche, qualifiant la hausse des prix du carburant de "petit détour".

Les prix du brut ont connu une très forte progression depuis le début du conflit, atteignant jeudi des niveaux plus vus depuis près de deux ans.

Séries d'explosions entendues à Tel-Aviv après le déclenchement des sirènes

Plusieurs séries d'explosions ont été entendues en deux phases peu après 21h00 GMT à Tel-Aviv, où les sirènes d'alerte ont été activées pour appeler la population à gagner les abris après la détection par l'armée israélienne de nouveaux tirs de missiles iraniens.

Les explosions ont été entendues jusqu'à Jérusalem par d'autres journalistes de l'AFP.

A Téhéran, plusieurs médias iraniens, dont la radio-télévision d'Etat, ont annoncé le début d'"une nouvelle salve de tirs de missiles" vers Israël.

Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation

L'armée israélienne annonce avoir commencé à frapper sur cette partie du Liban. 

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban s'élève à 123 morts 683 blessés depuis lundi.

Israël affirme que l'élimination de Khamenei était "conforme au droit international"

"En vertu du droit international des conflits armés, les commandants militaires qui dirigent les forces armées pendant la guerre peuvent constituer des cibles militaires légitimes", a déclaré sur X le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne.

"En tant que guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei occupait le poste de commandant en chef des forces armées iraniennes, ce qui faisait de lui la plus haute autorité militaire du régime", a justifié l'officier."En tant que commandant en chef, Khamenei était le décideur final des opérations militaires iraniennes. (...) Il a dirigé l'utilisation de la force contre Israël et supervisé le financement, l'armement et la coordination des mandataires terroristes du régime, notamment le Hezbollah (libanais), les Houthis (au Yémen) et les milices chiites opérant dans toute la région" du Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

Le pétrole au plus haut depuis 2024

Les cours du pétrole ont grimpé jeudi à leur plus haut niveau depuis près de deux ans, le détroit d'Ormuz étant toujours paralysé au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, menaçant l'approvisionnement mondial.

"Le conflit continue de s'intensifier aujourd'hui, et le trafic des pétroliers reste à l'arrêt, sans calendrier précis quant à la reprise normale des activités", commentent les analystes de Briefing.com.Les flux pétroliers sur le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et près de 20% du gaz naturel liquéfié (GNL), sont toujours amplement réduits.

Israël annonce la "phase suivante", promet d'"autres surprises"

Le chef d'état-major israélien a annoncé jeudi soir la "phase suivante" des opérations militaires israéliennes en Iran, et annoncé d'"autres surprises" à venir contre la République islamique.

"Après avoir mené à bien la phase d'attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l'opération", a annoncé dans une déclaration télévisée le lieutenant-général Eyal Zamir.

"Au cours de cette phase, nous poursuivrons le démantèlement du régime (iranien) et de ses capacités militaires. Nous avons encore d'autres surprises en réserve, que je n'ai pas l'intention de dévoiler", a-t-il ajouté.

L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des États-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP. "Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran se dit prêt à contrer une invasion terrestre et promet un "désastre"

"Nous sommes préparés à toute éventualité, même à un débarquement", a dit Abbas Araghchi sur la chaîne américaine NBC News.

"Nous les attendons (les ennemis, NDLR). Nous avons la certitude de pouvoir les affronter et que ce serait un désastre pour eux", a-t-il ajouté, alors que des informations de presse, démenties par la Maison Blanche, ont fait état d'un possible soutien militaire américain à des milices kurdes pour renverser le pouvoir iranien. 

Les forces israéliennes ont reçu l'ordre d'avancer plus en profondeur au Liban

"Nous frappons avec force, en première ligne et plus en profondeur au Liban. J'ai ordonné aux forces [israéliennes] d'avancer et d'étendre la zone de contrôle le long de la frontière, tout en établissant des positions à des points clefs dans le sud du Liban", a déclaré le lieutenant-général Eyal Zamir lors d'une allocution télévisée.

L'Iran "n'a pas l'intention" à ce stade de fermer le détroit d'Ormuz

"Nous n'avons aucune intention de fermer le détroit pour le moment", a déclaré Abbas Araghchi sur la chaîne américaine NBC News. "Nous ne l'avons pas fermé. Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d'être touchés par l'un ou l'autre camp".

Le détroit d'Ormuz, situé entre l'Iran et Oman, est la seule connexion entre le Golfe persique et les océans du monde. 

Cette zone abrite les principaux pays producteurs de pétrole, notamment l'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Koweït, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis.

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